Cueillir des fraises à Copenhague

S’il y bien une chose (à part le design) dont les Danois sont fiers, ce sont leurs fraises. Et en tant que Bretonne élevée à la fraise de Plougastel, je dois dire que les danoises ont bien mis mes papilles en émoi. Ahhh, ce savant alliage de soleil et de pluie, qui fait toute la complexité du goût de nos maras des bois.

Où trouver des fraises danoises

En saison, les fraises danoises sont partout : au bord de la route, en magasins, et bien sur dans les restaurants et pâtisseries. Je n’avais pas été impressionnée par les barquettes de fraises trouvées en supermarché (surprenant, n’est-il pas). Elles sont souvent gorgées d’eau, et leur goût disparaît vite dans le koldskaal.

J’avais entendu parler de fermes où on pouvait aller cueillir ses fraises soi-même, comme en Bretagne. Mais comme souvent, la saison passe avant de trouver le temps et l’énergie de s’y rendre. Parfois, je fais quelques excursions dans les bois pour ramasser des mûres, mais j’ai eu quelques mésaventures. Une amie japonaise m’a parlé d’une ferme sur l’île d’Amager, au sud de Copenhague, et je connaissais aussi de nom celle de Rokkedysse à Kirke Vaerlose.

La ferme de Rokkedysse

Facilement accessible en train, puis une jolie balade à vélo, Rokkedyssegaard est un paradis pour les amoureux de baies, ainsi que de fruits et légumes. Impossible de manquer l’entrée de la cour, avec cette immense fraise en plastique précédant la boutique de la ferme, et les serres. Le petit café, ouvert de mai à fin août, propose des gâteaux maisons (aux fruits de la ferme, bien entendu), des assortiments de sorbets et glaces originaux, tous plus rouges et roses les uns que les autres, des produits à bases de fruits rouges (mûres, framboises, cassis, myrtilles), des barquettes de ces mêmes fruits, ainsi que des pommes et des poires (à partir de mi-août), et des légumes de saison.

Entre 13h et 17h, il est possible d’aller cueillir les baies soi-même. L’entrée dans les serres coûte 25 couronnes par adulte, et 15 couronnes pour un enfant. Ensuite, le prix final est fixé au poids.

Pour ne plus jamais manquer la saison des baies

Si vous n’avez pas le temps de vous déplacer, leurs produits sont aussi vendus à Torvehallerne en été.

En cas extrême, la boutique de la ferme rouvre ses portes en décembre, et vous pourrez y trouver– entre autres, des liqueurs, des sirops, des confitures, ou encore des fruits congelés. À bon entendeur !

Faire un tour de Green kayak à Copenhague

Green Kayak

L’idée du Green Kayak vise à allier l’utile à l’agréable, en nettoyant les canaux de Copenhague, tout en se baladant gratuitement pendant deux heures.

Le principe du Green Kayak

Le Green Kayak (ou miljoekayakken), est une initiative à but non lucratif visant à réduire le volume de déchets dans le port de Copenhague. C’est un kayak deux places, fourni avec l’équipement pour la collecte (sceau, pinces, filets, balance), ainsi que la sécurité sur l’eau (gilet, sac étanche). Avant de partir à la chasse aux déchets, il vous faut signer un contrat où vous vous engagez à ramasser le plus de déchets possible, que vous pèserez au retour avant d’aller les déposer au centre de tri le plus proche.

Plus de kayaks, moins de déchets

Quand j’ai moi-même fait un tour de Green Kayak avec une amie, nous avons eu du mal à trouver de quoi remplir notre sceau, tant le travail avait bien été fait juste avant nous. Bien entendu, beaucoup de gens vivant au bord de l’eau ramassent les objets flottants qu’ils rencontrent à l’occasion d’une balade en kayak ou en paddle.

Depuis 2017, plus de deux tonnes de détritus ont été collectés…et le chiffre continue évidemment de grimper de jour en jour. Il n’y a pas une journée où je ne vois passer ce kayak à plusieurs endroits de la ville.

Green Kayak

En effet, il est possible de partir de différents points le long du canal : du centre, à Kayak Republic, Sluseholmen, et maintenant Nordhavn.

Si ça vous dit de découvrir Copenhague depuis ses canaux, tout en contribuant à la rendre encore plus belle, inscrivez-vous en ligne, du 1er avril au 1er octobre !

Christiansfeld, un concentré d’histoire au cœur du Jutland

Christiansfeld

Christiansfeld est un petit village étonnant à la croisée des chemins nord-sud et est-ouest. Intriguée par par ce panneau marron depuis des années, j’ai fini par prendre la sortie pour découvrir le sixième site listé par l’Unesco au Danemark.

Christiansfeld, ville classée

Christiansfeld tient son nom du roi Christian VII, et au mot allemand pour champ. Lors d’une visite à Zeist, accompagné de son tristement célèbre médecin personnel Johan Friedrich Struensee (A Royal Affair, 2012), le roi fou est impressionné par le savoir-faire des artisans allemands. Christian septième du nom a alors invité cette communauté de frères moraves au Danemark. Par son plan urbain très particulier et son architecture unique, Christiansfeld témoigne d’une société fondée sur le christianisme. Il a la particularité d’être conçu et construit selon le même modèle que le premier village de la Fraternité Herrnhut en Allemagne. La majeure partie de la ville a été construite de 1773 à 1812. Ainsi, l’architecture de la ville est très homogène, car elle n’a pas été progressivement créée comme les autres petites villes du Danemark. À l’époque de sa fondation en 1773, la ville était une des seules villes du Danemark jouissant de la liberté de religion. La vieille ville est aujourd’hui un monument culturel au cœur de la ville, faisant partie intégrante de la vie quotidienne de la ville et de ses citoyens.

La plus belle ville de la Fraternité en Europe

La Fraternité à Christiansfeld est une congrégation évangélique et fait partie d’un réseau à l’échelle mondiale. Beaucoup de villes sont construites exactement comme Christiansfeld, mais celle-ci est considérée comme la mieux préservée des villes de la Fraternité en Europe. L’église morave sur la place centrale est particulièrement impressionnante avec sa nef immaculée, plus large que longue.

Une ville frontalière

Pour comprendre l’histoire de Christiansfeld, il faut se souvenir de cette fameuse guerre de 1864 (qui a inspiré la série danoise 1864), après que le petit royaume du Danemark ait défié le grand empire germanique, tel David contre Goliath. Le Danemark s’est pris une bonne fessée (encore matérialisée sur la colonne des victoires à Berlin –Siegessäule), et a perdu toute la partie sud du Jutland, jusquà Christiansfeld, se trouvant alors à la frontière (jusqu’en 1920, date à laquelle le Danemark a récupéré une partie des terres perdues). Au nord de la ville, un petit musée vous racontera tout cela en détails.

Cœurs en pain d’épices

Christiansfeld est connue dans tout le pays pour son pain d’épices et ses poêles en faïence. Les cœurs en miel font partie de l’identité de Christiansfeld depuis sa fondation et était autrefois un produit de base, pour lequel la ville était connue au Danemark comme à l’étranger. En vous baladant, vous trouverez deux boulangeries de pain d’épices en ville : la Brødremenighedens Honningkagebageri ou Honningkagehuset (sinon, vous pouvez aussi aller au supermarché Meny, si vous voulez faire de petites économies au détriment du charme de la boulangère).

Un cimetière égalitaire

À la manière de ses fidèles dans l’église, les hommes et les femmes reposent ensemble : les sœurs à droite et les frères à gauche. Toutes les pierres tombales sont identiques pour nous rappeler que nous sommes tous égaux devant la mort. L’inscription sur les pierres est tournée vers le soleil couchant et les chiffres indiquent l’ordre des morts dans la congrégation, de la première en 1773 à aujourd’hui.

Escapade romantique à Christinero

Au sud-ouest de Christiansfeld, le joli bois de Christinero offre une parenthèse enchantée avant de reprendre la route vers Copenhague. Construite par Christina Fridericia von Holstein, présidente de la chambre à la fin des années 1700, Christinero est un lieu de prédilection pour les promenades à pied ou à vélo. Le pavillon en bois “My Thoughts” se dresse toujours avec de petits lacs avec des fontaines et une petite forêt d’arbres rares. Sur le chemin menant au vieux presbytère de Tyrstrup, admirez l’énorme grange en chêne datant de 1668. Je vous mets au défi d’y trouver le moindre clou !

Parcourir l’isthme de Courlande

Trait d’union entre la Lituanie et l’enclave russe de Kaliningrad, l’isthme de Courlande (ou Neringa) est une merveille naturelle de sable et de pins, protégée par l’Unesco. Cette langue de dunes parmi les plus hautes d’Europe s ‘étire sur près de 100 kilomètres de long – moitié lituanienne, moitié russe, et s’étale entre 400 mètres et 4 kilomètres.

Klaipeda, point de départ de l’isthme de Courlande

Direction Klaipeda, au nord de la Lituanie, afin de prendre le ferry (1€ A/R) traversant les 500 mètres qui nous séparent de Smyltine, point de départ pour explorer l’isthme de Courlande. Trois possibilités s’offrent à vous : la voiture, le vélo, ou le bus.

Le loueur de vélo contacté quelques mois à l’avance ayant proposé un prix trois fois supérieur à ceux de Copenhague, j’ai un peu perdu confiance dans cette option, même si mon collègue lituanien m’avait assuré qu’il serait facile de trouver des bécanes sur place. La météo s’annonçant orageuse et la perspective d’une logistique toute autre nous a fait nous replier sur le bus et un peu de stop, sous la menace d’une pluie d’orage.

Klaipeda

Des forêts peuplées d’étonnantes créatures

Par contre, il a fallu expliquer au chauffeur que nous ne voulions pas aller directement à Nida, pour plutôt nous arrêter au village entre Smyltine et Nida (Juodkranté), et découvrir la colline des sorcières, la réserve de cormorans puis marcher un moment en forêt et le long de la mer.

Entre avril et septembre, près de 4000 oiseaux marins envahissent la cime des arbres. Perchés sur ces branches blanchies de guano, ils offrent aux randonneurs une cacophonie de haut vol, relevée d’effluves acides.

En parlant d’altitude, mais en respirant un air flattant un peu plus les narines délicates, vous trouverez un peu plus loin en direction de Nida (côté lagune) la série de dunes la plus haute de l’isthme de Courlande : Vecekrugas.

Nida, village en bois à la frontière russe

Lové au pied d’une dune mouvante de 52 mètres de haut, le village de Nida est la dernière étape avant la Russie. Du haut de Parnidis, accessible par des chemins balisés (c’est important de les respecter, pour préserver la flore locale), le regard parcours presque le reste des 50 kilomètres d’isthme côté russe.

Revenons au village, pour admirer ses maisons en bois et leurs lekiai ornant le faîte des toits. D’étonnantes girouettes de bois n’ayant aucune sa pareille décorent également ces maisons colorées. Mais que signifient-elles? Réponse au port de Nida. Au 19e siècle, elles s’affichaient en tête de mât, afin d’identifier les bateaux de pêcheurs (kurenai) : noir et blanc côté isthme, rouge et blanc côté mer. De nombreux détails ciselés sont autant d’indices pour deviner de quel village provient l’embarcation.

Si vous avez le temps, faites un tour à la maison de Thomas Mann, où il a passé deux étés avec sa famille.

Un peu de gastronomie lituanienne

Avant de partir, j’avais –si on peut dire, cuisiné mon collègue lituanien, qui a passé beaucoup de ses étés sur l’isthme. J’avais deux missions principales : trouver des bâtons de fromage blancs glacés, et une soupe rose (de betterave). De vrais délices rafraîchissants, parfaits pour les températures estivales dont nous avons bénéficié fin mai. Au passage, j’ai pu assouvir mes envies de galettes de pommes de terre et de bières locales qui m’ont rappelé mon escapade de quatre jours à Riga et ce merveilleux week-end à Tallinn.

Taxi russe

Ces trois jours magnifiques se sont terminés par une virée en taxi inoubliable. Pour revenir à l’aéroport de Palanga (au nord de Klaipeda), il faut prendre un minibus à la gare centrale. Le souci, c’est que les horaires des navettes sont calculés un peu ric-rac avec les départs des avions. Dans le doute, nous avons vérifié en ligne les tarifs du trajet en taxi, puis marché vers une des nombreuses épaves stationnant devant la gare. D’instinct, je m’adresse au chauffeur en russe. Bonne pioche, il nous propose même moins cher que le prix trouvé en ligne. Très amical, il nous laisse choisir la musique de son bolide décoré de peluches et pubs pour bars à hôtesses. Et c’est sur du Michael Jackson que nous nous élançons pleine balle vers l’autoroute. Tellement vite, que notre chauffeur russophone en oublie de prendre la sortie…et enclenche la marche arrière aussi sec ! Normal. Enfin sur la bonne voie (en dans le bon sens de marche), il fait la course avec un pote. Résultat, nous sommes arrivés à l’aéroport en 20 minutes, un peu ébouriffés mais contents. Dasvidania !

Byskoven, un projet de biodiversité à Copenhague

byskoven

Dîtes-le avec des fleurs…sauvages ! La municipalité de Copenhague a relancé l’initiative de « Byskoven », ce champ de fleurs ouvert aux quatre vents, afin de donner de quoi butiner à nos chères abeilles.

Des fleurs à perte de vue

Le torride été 2019 avait compromis l’opération lancée en 2018, mais cette année, une explosion de couleurs a recouvert 5000 mètres carrés au sud ouest de la réserve naturelle Amager fælled.

Différentes fleurs vont s’épanouir tout l’été, jusqu’aux premières nuits de glace…que l’on espère tardives, comme l’an dernier.

La biodiversité comme priorité

Le champ de fleurs fait partie d’une zone de reforestation surnommée « Byskoven », où 50 000 arbres d’espèces variées ont été plantés. La commune prévoit d’en ajouter deux fois plus d’ici 2025.

Source: Politiken

Des abeilles et des hommes

31 types d’abeilles ont déjà élu domicile du côté de Byskoven, attirées par l’orgie de pollen. Et les abeilles ne sont pas les seules à butiner dans le coin, car de nombreux Copenhaguois ont enfourché leurs bicyclettes pour prendre un bol de nature, et ramener un joli bouquet à la maison (et 2-3 selfies estivaux au passage). Le vélo est d’ailleurs le meilleur moyen de se rendre dans ce magnifique coin de l’île d’Amager, le long de la mer. Telle une petite abeille, vous aiderez à la pollinisation en dispersant le pollen à travers les espaces verts de la capitale danoise.

Camp Adventure, une tour en bois au milieu de la forêt danoise

Depuis l’autoroute menant de Copenhague à Odense, j’aperçois une étrange construction surplombant la cime des arbres tapissant de vert les douces ondulations du paysage danois à l’orée de l’été.

Camp adventure, il s’agit de cette fameuse tour de bois dont tout le monde parle depuis le mois de mars, et que nous attendions intrigués et impatients depuis quelques années. Bien évidemment, j’ai guetté l’occasion de sortir de Copenhague, pour explorer ce coin à une heure de la capitale danoise. La promesse de vue à 360 degrés dans la canopée danoise m’a évidemment séduite, et la surprise a été d’autant plus grande que je ne m’attendais pas à trouver un grand parc, offrant également une charmante balade dans les bois, ainsi que la possibilité de faire de l’accro branche.

Les concepteurs de Camp Adventure ont vu les choses en grand, et de nombreuses options de week-end dans la nature vont bientôt suivre, comme des bungalows en bois ouverts sur la forêt, ou des yourtes.

Imaginée par EFFEKT architects, l’ellipse en bois se déroule sur 650 mètres, pour une vue à couper le souffle à 135 mètres au-dessus de la campagne du sud de l’île de Sealand.

Camp Adventure en pratique

Comme la construction est récente, votre gps va sûrement paniquer un peu, mais comme la tour est bien visible, avec un peu de logique, on y arrive sans encombres.

L’adresse est Denderupvej 9A, 4683 Roennede

Le bus 630R vous dépose au rond-point le plus proche.

Le parking est payant (50kr), et à réserver en ligne ou à payer sur place. Il suffit de scanner le code barre à la sortie.

Bon à savoir : les tickets en ligne sont moins chers 125 kr au lieu de 150. Une fois sorti du parc, on ne peut plus revenir.

Le parc est ouvert de mars à novembre, de 10h à 18h, et de 10h à 20h en été. Limite d’entrée, 1h avant la fermeture.

Accès en fauteuil roulant possible jusqu’au sommet de la tour. 

Escapade Baltique à Gdansk

Gdansk

Beaucoup de Polonais m’ont demandé pourquoi j’avais décidé de passer le week-end à Gdansk. Ne fus-je pas étonnée de leur étonnement, car j’ai toujours entendu que Gdansk était une des plus belles villes de Pologne avec Cracovie et Wroclaw. C’était donc une évidence de saisir la chance de vivre à 45 minutes de cette magnifique ville historique se prélassant au bord de la Baltique. Continue Reading…

Petits plaisirs d’été à Copenhague

Le meilleur moment de l’année pour profiter des charmes de Copenhague, c’est bien sûr l’été. J’avoue volontiers avoir un faible pour la neige, mais la vie qui anime la capitale danoise durant les courts mois de soleil est une expérience intense et à ne manquer sous aucun prétexte pour comprendre la culture danoise. Voici quelques uns de mes petits plaisirs d’été…

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Préparer du sirop de sureau

Notre camionnette

Siroter de la fleur de sureau, quoi de plus typique d’un été danois. C’est frais, parfumé, et bio. À Copenhague, c’est très facile de trouver des fleurs de sureau “sauvage”: il suffit de se balader dans un parc avec un gros sac et une bonne paire de ciseaux. N’ayez pas peur, ici tout le monde le fait! Pour faire du sirop la recette est simple comme bonjour, alors à vos fourneaux!

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Où s’acheter une glace à Copenhague?

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Photo: Thomas-a.com

Dès qu’un rayon de soleil pointe à l’horizon, vous verrez des Danois le nez dans une glace. Ils en raffolent. Alors vous trouverez des glaciers un peu partout dans Copenhague. La question serait plutôt “où trouver une bonne glace à Copenhague?”. La créativité ne manque pas, quelque soit le quartier. Ce serait dommage de passer à côté!

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Gérer ses photos en voyage

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Qui n’a pas eu ce moment de désespoir en voyant tomber son téléphone au ralenti, par terre ou dans les toilettes. Pendant deux secondes on se maudit pour avoir en l’espace d’une maladresse bousillé son téléphone hors de prix, aussi connu sous le nom d’extension de cerveau. Puis vient le moment où on se demande : ai-je bien sauvegardé le contenu de cette petite boite noire de nos vies, dont le contenu est bien plus précieux que son enveloppe même?

Le jour où mon téléphone ne s’est pas rallumé

Iguaçu, 2014, je dégaine mon téléphone pour faire une belle photo d’un arc en ciel qui ce formait dans les célèbres chutes d’eau. Côté brésilien, il est possible de vraiment s’approcher de l’eau. J’avais juste pris mon téléphone pour épargner à mon appareil photo des aléas liés à l’humidité et la petite marche dans la jungle brésilienne. Je fais la mise au point, et au moment où j’appuie sur le « déclencheur » de mon écran, celui-ci tourne complètement noir. Le temps de faire la photo, mon téléphone s’était couvert de millions de gouttelettes d’eau, qui ont sûrement perturbé ses circuits sensibles. Bref, il ne s’allumait plus. Moment d’angoisse. C’était la fin d’un voyage de cinq semaines à travers l’Amérique du sud. Pendant le trajet retour vers l’hostel, j’essaye de me souvenir si j’avais bien sauvegardé mes centaines photos et vidéos. Et fort heureusement, c’était le cas. Quoi qu’il en soit, après 48h dans un sac de riz (apparemment ça marche). Mon précieux s’est rallumé. Leçon retenue.

La fille qui prenait des photos de tout, ou presque

Ce n’est pas par hasard si ma sœur m’avait perdue de vue au musée du Louvre quand j’avais 14 ans : j’ai à peu près le même gabarit et la même chevelure qu’une japonaise lambda, et pour couronner le tout, j’ai une tendance persistante à prendre des photos de tout, mais pas n’importe quoi. À l’époque, je faisais de la photo en argentique, et chaque photo était savamment calculée pour être la bonne.

Quand je suis passée au numérique, j’ai commencé à « tester » un peu plus, et mon volume photo a explosé…sans parler de la vidéo. Comme je suis de nature prudente, j’ai forcément investi dans des disques durs externes, non seulement pour soulager l’espace disponible de mon ordinateur (ceux qui shootent en RAW savent bien de quoi je parle), mais aussi pour faire des sauvegardes de sauvegardes. Ne me demandez pas comment, mais je suis visuelle, et je me souviens de la plupart des photos que j’ai prise, et très souvent, quand j’ai besoin d’une photo pour illustrer quelque chose de précis, je sais plus ou moins ou la trouver. Surtout depuis que je tiens ce blog, j’ai eu l’occasion de me servir de cette grande base de donnée photographique que j’alimente sur Copenhague, le Danemark et la Scandinavie. C’est une véritable mine d’or dans laquelle je puise régulièrement, et que je protège bien évidemment. Ceinture et bretelles de mise.

Envoyer ses photos dans les cieux

Cette plantureuse collection de photo occupe bien évidemment plusieurs disques durs externes stockés en divers endroits, dont une dans un banque suisse (je déconne, je ne suis pas parano à ce point). Le truc, c’est que ces sauvegardes « physiques » tout comme les humains, ne sont pas infaillibles, contrairement aux dieux de l’Olympe. J’ai donc complété mon arsenal de sécurité par un joli nuage dans le ciel, répondant au doux nom de Joomeo.

  1. Des espaces de stockages illimités pour un tarif doux (à partir de 32,5€ TTC / an, soit 2,70€/mois). L’offre DYNAMIC est la plus complète et permet le stockage de fichiers photo de 200Mo et de 2Go pour les vidéos. Elle donne aussi la possibilité de lire ses vidéos en ligne, ce qui n’est pas le cas en BASIC (gratuit) ou en FOCUS.
  2. Les fichiers sont conservés dans leur qualité d’origine (pas de redimensionnement ni de compression supplémentaire).
  3. Les serveurs sont tous en France et gérés par leurs équipes uniquement pour préserver la confidentialité des données des utilisateurs.

Pour connaître le détail de leurs offres : https://www.joomeo.com/offers.php

Cet article a été rédigé dans le cadre d’un partenariat avec Joomeo.

Déménager à Copenhague

C’est la rentrée (du moins au Danemark), et c’est la période où beaucoup de gens s’installent dans un nouvel appartement, venant d’un autre quartier ou d’un autre pays…car le charme hygge de la vie danoise attire toujours autant de monde à Copenhague.

Depuis quelques jours, la valse des camions de déménagement et des vélos cargos anime les quais de mon quartier. Des chaînes humaines transbahutent joyeusement lampes, cartons, et tous les objets qui leur sont chers, afin de se reconstruire un nid douillet avant l’hiver.

Les vertus du minimalisme

Le déménagement est toujours un moment délicat, car il faut faire face et assumer ses possessions terrestres. Toutes ces petites choses auxquelles on tient, sans qu’elles soient forcément utiles. Je n’avais pas déménagé depuis presque 6 ans, et je me souviens avoir fait un grand tri quand j’avais fait mes valises en France. Donc c’était à la fois curieuse et un peu anxieuse de découvrir combien de choses j’avais pu accumuler au fil des années.

Au final pas tant que ça, mais quand il s’agit de faire des milliers d’allers-retours entre deux appartements, on finit par se dire que ce serait pas si mal de refaire une sélection. Au Danemark, c’est très facile de donner ou recycler ses affaires. J’ai donc fais de grands sacs que j’ai amené à au vestiaire de mon club de bain d’hiver. Les membres peuvent se servir directement, et le reste est vendu au profit de l’association. De même,  chaque quartier à son petit centre de recyclage, où on peut déposer des objets inutiles, mais qui feront le bonheur de quelqu’un d’autre. J’essaye de jeter le moins possible, pour des raisons que vous devinerez facilement, j’espère.

Seul ou accompagné

Selon le nombre de choses à transvaser, le nombre de personnes impliquées, ainsi que le temps imparti pour s’organiser et s’installer, le processus peut parfois être plus ou moins long et compliqué. J’ai toujours eu la chance de pouvoir avoir le temps de gérer mes nombreux déménagements (avant de partir vivre à Copenhague, c’était tous les ans). Pour mon installation au Danemark, comme j’ai vendu presque tous mes meubles, j’ai pu le faire en plusieurs fois à coup de grosses valises, et de petites choses ramenée à l’occasion de chaque visite en France. J’avoue apprécier la liberté de voyager léger, mais dans certain cas, surtout avec des enfants, c’est juste impossible. Donc parfois il vaut mieux faire appel à des professionnels pour un déménagement international, ou un déménagement groupé (en cas de relocalisation prise en charge par votre entreprise).

Cet article a été écrit dans le cadre d’un partenariat avec Skydreams.