Cueillir des fraises à Copenhague

S’il y bien une chose (à part le design) dont les Danois sont fiers, ce sont leurs fraises. Et en tant que Bretonne élevée à la fraise de Plougastel, je dois dire que les danoises ont bien mis mes papilles en émoi. Ahhh, ce savant alliage de soleil et de pluie, qui fait toute la complexité du goût de nos maras des bois.

Où trouver des fraises danoises

En saison, les fraises danoises sont partout : au bord de la route, en magasins, et bien sur dans les restaurants et pâtisseries. Je n’avais pas été impressionnée par les barquettes de fraises trouvées en supermarché (surprenant, n’est-il pas). Elles sont souvent gorgées d’eau, et leur goût disparaît vite dans le koldskaal.

J’avais entendu parler de fermes où on pouvait aller cueillir ses fraises soi-même, comme en Bretagne. Mais comme souvent, la saison passe avant de trouver le temps et l’énergie de s’y rendre. Parfois, je fais quelques excursions dans les bois pour ramasser des mûres, mais j’ai eu quelques mésaventures. Une amie japonaise m’a parlé d’une ferme sur l’île d’Amager, au sud de Copenhague, et je connaissais aussi de nom celle de Rokkedysse à Kirke Vaerlose.

La ferme de Rokkedysse

Facilement accessible en train, puis une jolie balade à vélo, Rokkedyssegaard est un paradis pour les amoureux de baies, ainsi que de fruits et légumes. Impossible de manquer l’entrée de la cour, avec cette immense fraise en plastique précédant la boutique de la ferme, et les serres. Le petit café, ouvert de mai à fin août, propose des gâteaux maisons (aux fruits de la ferme, bien entendu), des assortiments de sorbets et glaces originaux, tous plus rouges et roses les uns que les autres, des produits à bases de fruits rouges (mûres, framboises, cassis, myrtilles), des barquettes de ces mêmes fruits, ainsi que des pommes et des poires (à partir de mi-août), et des légumes de saison.

Entre 13h et 17h, il est possible d’aller cueillir les baies soi-même. L’entrée dans les serres coûte 25 couronnes par adulte, et 15 couronnes pour un enfant. Ensuite, le prix final est fixé au poids.

Pour ne plus jamais manquer la saison des baies

Si vous n’avez pas le temps de vous déplacer, leurs produits sont aussi vendus à Torvehallerne en été.

En cas extrême, la boutique de la ferme rouvre ses portes en décembre, et vous pourrez y trouver– entre autres, des liqueurs, des sirops, des confitures, ou encore des fruits congelés. À bon entendeur !

Faire un tour de Green kayak à Copenhague

Green Kayak

L’idée du Green Kayak vise à allier l’utile à l’agréable, en nettoyant les canaux de Copenhague, tout en se baladant gratuitement pendant deux heures.

Le principe du Green Kayak

Le Green Kayak (ou miljoekayakken), est une initiative à but non lucratif visant à réduire le volume de déchets dans le port de Copenhague. C’est un kayak deux places, fourni avec l’équipement pour la collecte (sceau, pinces, filets, balance), ainsi que la sécurité sur l’eau (gilet, sac étanche). Avant de partir à la chasse aux déchets, il vous faut signer un contrat où vous vous engagez à ramasser le plus de déchets possible, que vous pèserez au retour avant d’aller les déposer au centre de tri le plus proche.

Plus de kayaks, moins de déchets

Quand j’ai moi-même fait un tour de Green Kayak avec une amie, nous avons eu du mal à trouver de quoi remplir notre sceau, tant le travail avait bien été fait juste avant nous. Bien entendu, beaucoup de gens vivant au bord de l’eau ramassent les objets flottants qu’ils rencontrent à l’occasion d’une balade en kayak ou en paddle.

Depuis 2017, plus de deux tonnes de détritus ont été collectés…et le chiffre continue évidemment de grimper de jour en jour. Il n’y a pas une journée où je ne vois passer ce kayak à plusieurs endroits de la ville.

Green Kayak

En effet, il est possible de partir de différents points le long du canal : du centre, à Kayak Republic, Sluseholmen, et maintenant Nordhavn.

Si ça vous dit de découvrir Copenhague depuis ses canaux, tout en contribuant à la rendre encore plus belle, inscrivez-vous en ligne, du 1er avril au 1er octobre !

Byskoven, un projet de biodiversité à Copenhague

byskoven

Dîtes-le avec des fleurs…sauvages ! La municipalité de Copenhague a relancé l’initiative de « Byskoven », ce champ de fleurs ouvert aux quatre vents, afin de donner de quoi butiner à nos chères abeilles.

Des fleurs à perte de vue

Le torride été 2019 avait compromis l’opération lancée en 2018, mais cette année, une explosion de couleurs a recouvert 5000 mètres carrés au sud ouest de la réserve naturelle Amager fælled.

Différentes fleurs vont s’épanouir tout l’été, jusqu’aux premières nuits de glace…que l’on espère tardives, comme l’an dernier.

La biodiversité comme priorité

Le champ de fleurs fait partie d’une zone de reforestation surnommée « Byskoven », où 50 000 arbres d’espèces variées ont été plantés. La commune prévoit d’en ajouter deux fois plus d’ici 2025.

Source: Politiken

Des abeilles et des hommes

31 types d’abeilles ont déjà élu domicile du côté de Byskoven, attirées par l’orgie de pollen. Et les abeilles ne sont pas les seules à butiner dans le coin, car de nombreux Copenhaguois ont enfourché leurs bicyclettes pour prendre un bol de nature, et ramener un joli bouquet à la maison (et 2-3 selfies estivaux au passage). Le vélo est d’ailleurs le meilleur moyen de se rendre dans ce magnifique coin de l’île d’Amager, le long de la mer. Telle une petite abeille, vous aiderez à la pollinisation en dispersant le pollen à travers les espaces verts de la capitale danoise.

Christiania, ville libre au cœur de Copenhague

Christiania

Christiania représente un de mes premiers souvenirs de Copenhague. J’ai d’abord approché la belle en longeant ses lacs, découvrant ainsi un écrin de nature en plein cœur de Copenhague. Maisons de bric et de broc, navires pirates miniatures flottant au gré du vent, et surtout une explosion de couleurs, souvent rehaussées de rouge piqué de jaune, en trois fois: le symbole de Christiania, la ville libre. Continue Reading…