Vivre à Copenhague

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Si on m’avait dit un jour que je vivrais à l’étranger, et qui plus est au Danemark, je ne l’aurais jamais cru! Pourtant, j’y suis depuis un bout de temps, et c’est loin d’être fini!

Hormis la France, le Danemark est le pays où je suis restée le plus longtemps. Cela fait presque deux ans que j’ai posé mes premières valises au Danemark. L’arrivée est difficile à dater puisque j’ai dû faire des allées et venues quasiment tous les mois au début, et le premier été nous l’avons passé en Amérique du Sud. Le blog lui fête bien ses deux ans. C’est un peu mon fil rouge, ma ligne de vie. J’avais déjà vécu à l’étranger, mais le Danemark est un peu spécial, car contrairement au précédentes aventures, je n’ai pas de date de retour. La perception du temps est bien différente, et j’apprécie prendre mon temps pour découvrir le nord de l’Europe et la Scandinavie petit à petit, en profondeur.

Les habitudes perdues

Faelledparken Copenhagen

Lorsque l’on s’installe dans un autre pays, il faut s’adapter en permanence, et parfois renoncer et accepter pour pouvoir vivre en paix. Les proches et les amis restés en France ne comprennent voient pas forcément cette face cachée du « t’as trop de la chance d’habiter au Danemark ». Non, habiter dans un pays étranger ne veux pas dire que je suis en vacances tous les jours (et prête à faire hôtel-guide à volonté).

Le Danemark m’a réservée quelques surprises, tantôt positives, tantôt négatives. Sans regrets, j’y ai perdu de « vilaines » habitudes, mais j’ai aussi parfois la nostalgie de certaines autres.

  • Les petites conversations avec des inconnus: au Danemark c’est une marque d’agression ultime.
  • Un sourire peut vite être mal interprété.
  • Le vouvoiement…qu’est-ce que c’est pompeux et encombrant au final!
  • Les vêtements colorés restent bien au fond de l’armoire…voire carrément en France.
  • Me lâcher sur la nourriture en faisant les courses et cuisiner…je n’y arrive pas au Danemark. Les magasins sont juste déprimants.
  • Regarder ma montre. Difficile d’être en retard quand on se déplace à vélo. Le temps estimé est souvent le bon.
  • Les clichés sur les Danois. Ils ne sont pas forcément ce que l’on croit 😉
  • Éviter les Français. D’habitude je fuis les Français quand je suis à l’étranger, mais au Danemark…ça fait du bien de retrouver la chaleur et l’humour bien de chez nous.
  • La longue pause de midi et les desserts: 30 minutes de pause…et le sucré en fin de repas, c’est vraiment superficiel…et de toute façon, il n’y a pas vraiment le temps. BZH

Ce que j’ai appris et découvert au Danemark

Habiter dans un autre pays nous change, qu’on le veuille ou non. Je l’ai vite compris durant mon Erasmus en Italie. J’y ai pris de nouvelles habitudes comme voyager avec ma moka, ou faire les yeux noirs à Esben dès qu’il brise les spaghetti. De la Slovaquie j’ai ramené la manière de trinquer: taper le fond du verre sur la table avant de boire, ainsi que la stricte pratique du retrait de bottes dégoulinantes de neige avant de rentrer chez quelqu’un. De l’Irlande du Nord, je garde le passage du demi à la pinte, et le pub du vendredi soir.

►Je vois chaque pays comme une nouvelle couche à mon « oignon » culturel.

Changer de pays, c’est changer de perspective et observer son pays d’un regard neuf. Je me suis également remise en question, pour me rendre compte que beaucoup de mes réactions étaient bien plus françaises que je le pensais. Peu importe le temps que je passerai à l’étranger, je serai toujours française. Cependant, je ne pourrai plus m’empêcher de garder un certain recul. Celui-là même qui nous pousse questionner et comparer en permanence. En gros, je suis condamnée à errer dans les limbes des questions identitaires de l’expat’. Le cul entre deux chaises: plus tout-à-fait française, mais ne pouvant pas non plus être du pays d’accueil. Une sorte d’apatride sociale.

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Le Danemark a apposé sa marque sur mon comportement au quotidien, et provoqué des réactions auxquelles je ne m’attendais pas forcément:

  • Être fière de mes origines…les Danois sont « un peu » chauvins, alors pourquoi ne pas l’être aussi!? J’ai même ramené mon gwenn-a-du pour faire concurrence à l’omniprésent dannebrog!
  • Simplifier et aller à l’essentiel: gain de temps et d’énergie.
  • Me ménager: Les Danois sont vraiment plus indulgents.
  • Des rapports homme-femme plus sains.
  • Voyager léger: je suis les préceptes de maître Esben.
  • Vivre en autiste: ne pas regarder les gens dans les yeux, et marcher en ligne droite comme si j’étais seule au monde. Ça évite souvent de se faire bousculer, et d’éviter de flirter sans le vouloir. Le contact visuel n’est permis qu’avec un barman pour commander un verre, sinon…
  • Connaitre les petites différences toutes mignonnes entre les Scandinaves.
  • Cuisiner avec de la levure en cube.
  • Utiliser mon téléphone en faisant du vélo (surtout le GPS au début).
  • M’équiper plus sérieusement pour voyager et randonner. Les magasins de sport de grand air sont vraiment biens fournis: ça va des chaussettes au traîneau! En comparant nos matériels français et nordiques (allemands et suédois)…nous avons observé une meilleure qualité et une plus grande résistance au nord, mais un meilleur rapport qualité-prix au sud. Je convertis lentement mon équipement…Adieu Quechua!

Ce qui m’étonne encore

Café

  • Le café…et surtout qu’on puisse le vendre ainsi. Un jour j’ai fait l’erreur de commander un café filtre dans un café que pourtant j’adore. Infect. 20 couronnes (3 euros). Et je ne parle même pas du café du boulot.
  • Les coiffures improbables des Danoises. En hiver, le port du bonnet compense l’appendice capillaire trônant au sommet de leurs crânes. Au printemps, nous verrons bourgeonner ces ridicules « buns ». Franchement, vivement la prochaine mode!
  • La distance. Chacun s’occupe de ses petites affaires. L’espace privé, comme physique est placé sous secret-défense.
  • Les machines à laver au sous-sol. Un système à cheval entre le dortoir étudiant et les pays de l’Est.
  • Les sons bizarres que les Danois produisent avec leur bouche.
  • Les poussettes sous la neige…même si au final je commence à ne plus trop les remarquer.

► Mes premières impressions sur la vie d’expatriée française à Copenhague, il y a deux ans!


Avez-vous déjà vécu à l’étranger? Qu’en avez-vous appris ou désappris?

10 thoughts on “Vivre à Copenhague

  1. Bonsoir,
    Merci pour cet aperçu. Je débarque au printemps à Copenhague. Je suis actuellement à Francfort et avant c’était Zurich. Effectivement l’expatriation ce n’est pas facile ts les jours mais c’est tellement riche dans tous les domaines. Je ne suis pas prête pour rentrer!

    • Bonsoir Nanie 🙂 Merci pour ton message! Tu remontes progressivement à ce que je vois 😀 Le printemps c’est vraiment le bon moment pour arriver au Danemark. Bonne préparation!

  2. Copenhague est une très belle ville mais pour être honnête je me vois mal y vivre, tout y est tellement cher !!

    • Moi aussi j’adore Copenhague (le contraire serait bizarre) ^_^ Le coût de la vie va avec les salaires sur place. Au final, je ne sens pas trop ce problème et c’est très agréable de trouver tout tellement peu cher en voyageant! (sauf en Norvège et en Suisse)

  3. Bonjour,
    J’ai beaucoup aimé ton article, étant moi même en Erasmus à Tallinn, le choc des cultures est parfois intéressant aha.
    Voilà je débarque à Copenhague ce mercredi, et je me demandais si tu avais des bons plans ? Type restos pas chers, bars pas chers ? Endroits à visiter à tout prix ?
    Comme quelqu’un l’a souligner au dessus, tout est tellement cher là-bas, j’aimerais ne pas trop trop dépenser (étudiante oblige), tout en me faisant plaisir quand même.

    Merci d’avance pour ta réponse 🙂

  4. Bonjour,
    Je viens de tomber sur ton blog, et comme je débarque pour une période indéfinie (nouvel amoureux!) en juillet, je vais bien explorer tes articles pour mieux comprendre ce qui m’attend 🙂
    Pour l’instant, j’y suis allée 2 fois, j’y retourne la semaine prochaine, et j’ai déjà découvert la levure en cube (grand moment…!)
    Merci d’avance pour les bons conseils que je vais trouver ici!

    Florence

  5. Bonsoir ns sommes actuellement sur Copenhague en échange de maison dans le quartier de norebro.nos hôtes possèdent deux vélos or ns sommes avec nos enfants et 1 des vélos n est pas adapté à ma compagne. Ici la location de vélos est hors de prix je suis à la recherche d une âme charitable qui pourrait venir à notre aide nos hôtes n ayant jamais fait d échange de maison il nous on laissé très peu d élément et ns parlons très peu l anglais c tres difficile pour nous des exprimé. Mon adresse e-mail est anaisbourguignon@yahoo.fr et je serai heureuse si vs pouviez m aidé merci d avance.

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