Snaefellsnes, un concentré d’Islande

À quelques heures de route de Reykjavik, la péninsule de Snaefellsnes est une excursion idéale pour découvrir les atouts de l’Islande.

Après notre tour du Cercle d’Or, nous avons fait un crochet par la péninsule de Snaefellsnes, avant de partir vers le sud de l’île. J’avais beaucoup hésité à lui consacrer une ou deux journées sur le planning, car la région semblait riche en activités et paysages exceptionnels. En tout cas, le coin méritait un détour. Un jour suffit pour un tour rapide, mais au final nous aurions trouvé de quoi nous occuper pour deux jours également. Cela dépend aussi de la saison et des activités possibles dans la région (glaciers, randonnées, observation des baleines, descente dans une grotte, etc.).

Après notre tour du Cercle d’Or, c’est aussi une grande bouffée d’air frais, car nous avons roulé pendant des heures sans croiser beaucoup de voitures, et nous avons vraiment pu apprécier la nature sans trop de touristes. C’est qui en Islande devient rare.

De Reykjavik à Stykkisholmur

Des routes islandaises à couper le souffle

Nous avons quitté Reykjavik, dans la brume matinale. Direction la route circulaire 1, vers Akureyri, avant d’obliquer vers l’ouest. Pour atteindre Borgarnes (arrêt pipi, station essence et supermarché, car ensuite c’est rare) il faut traverser le fjord. Pour cela, deux options: le tunnel (payant, mais économise 30 minutes) et la route côtière. Comme la visibilité était quasiment nulle, nous avons décidé de garder les paysages pour le retour.

► Si vous cherchez un pull en laine, faites un détour par le petit village de Hvannery. Ouvert tous les jours en été, mais seulement à partir de 13h, et du jeudi le reste de l’année.

Dans la tempête de neige

La brume s’est dissipée pour laisser place à un joli ciel bleu, mais ça c’était avant de prendre la route 56 vers Stykkisholmur, la plus grande ville de la péninsule. Sinuant entre deux flancs de montagnes, la route est magnifique…ment blanche. De grosses bourrasques chargées de neige balayent notre pare-brise. Allons bon! Nous traversons des paysages immaculés, ou parfois des chevaux islandais paissent tranquillement, et nous saluent du regard.

Un port vers les fjords du nord

En arrivant à Stykkisholmur, nous laissons les bourrasques de neige derrière nous, pour découvrir de charmants bateaux pêche, lovés au font d’un port naturel. Une colline surplombe le tout, ou un phare orange trône fièrement, battu par les vents. Quelle vue!

Depuis Stykkisholmur, il est possible de prendre un bateau vers les fjords du nord. Ils se dressent au loin, couverts de blanc, comme un royaume de glace. Le couple de skieur croisé le soir comptaient y aller, mais les risques d’avalanche et les routes barrées les ont découragés.

La face nord, jusqu’à la pointe de Falki

Une montagne et sa cascade

N’ayant pas vraiment envie de nous arrêter au pourtant réputé musée du requin, nous filons tout droit vers Kirkjufell, la montagne du film « La vie rêvée de Walter Mitty », qui en plus de se démarquer avec sa forme d’aileron de requin, s’accompagne d’une petite cascade.

Un chapelet de villages de pêcheurs

Roulant toujours plein ouest, nous égrenons les villages de pêcheurs, comme Olafsvik, puis Hellissandur. Le ciel se dégage à mesure que nous avançons.

Où le feu rencontre l’eau

Au bout de la pointe nord, le chemin devient caillouteux…enfin il faut s’imaginer de petits bouts de lave bien pointus. Nous hésitons, puis nous nous engageons doucement, à la recherche de cette source d’où la bière surgit. Oui oui! On l’a trouvée, mais aucun de nous n’a voulu goûter. Tolérance zéro au volant en Islande.

Le soleil brille de toutes ses forces, comme pour concurrencer le vent. Les contrastes de couleurs sont étonnants: le blond doré des ajoncs sur la lave noire, associés à une mer d’un bleu profond. Les phares oranges ajoutent une touche fauve à cette palette.

▲ Mais où est Esben?

Le parc naturel de Snaefellsjökul

Une lande de volcans

Le parc naturel du glacier de Snaefell est en fait la vaste champ de lave de ce volcan rendu célèbre par le Voyage au centre la terre, de Jules Verne. Ses rejetons se hérissent à la surface torturée des pillow-lavas moussus. L’un d’entre eux a visiblement explosé dans une colère noire. À son somment, c’est la claque! Le vent est tellement violent que je me laisse tomber de tout mon poids, le dos au vent. Il me repousse gentillement vers la sortie.

Une plage de sable noir

J’ai littéralement grandi sur une sable de sable fin BLANC. Alors j’attendais avec impatience de voir une anti-plage, celle que je n’avais jamais pu voir que sur les négatifs de mes tout premiers clichés.

Elles aussi en contraste avec le sable sombre, de grosses boules rondes et blanches attendent sagement qu’on les soulèvent. Elles servaient autrefois de test pour les pêcheurs saisonnier voulant embarquer au port de Dritvik. Il fallait soulever celle de 54 kg pour passer le test. La plus lourde pèse 154 kg. J’ai décollé la pierre étalon du sable pour rigoler. Mais sans vraiment vouloir changer de carrière, car vu les conditions météo et la côte déchirée, les marins ne devaient pas vivre bien longtemps.

Une colonne dans la mer

À la manière d’Etretat, toujours en négatif, plusieurs colonnes effrontées s’élancent dans la mer, au plus grand plaisirs des oiseaux marins, trouvant ainsi un perchoir de luxe pour apprécier la fraîcheur des vagues islandaises.

La randonnée de Hellnar à Anarstapi

Un arc-en-ciel enjambe la route menant à Hellnar. Une jolie balade à la rencontre des trolls pétrifiés, sautant d’un bloc de lave à un autre. Malheureusement, le soleil s’en est allé dans cette pirouette colorée, et nous a laissés en tête-à-tête avec une pluie glacée. Retour précipité à la voiture après une heure de marche.

La route sud de la péninsule

L’église noire de Budir

Frigorifiés, nous finissons le peu de route qui nous reste avant de trouver notre cabane au bord de la mer. En route, la lumière du soir caresse les pans noirs d’une église se dressant seule, ou presque, dans la lande désolée. Presque, car un peu plus loin, un grand hôtel blanc l’accompagne dans sa solitude.

Des grandes plages bordées de montagnes

Nous arrivons juste à temps pour le coucher de soleil, que nous passons à converser autour d’un café brûlant, avec le couple de skieurs du Vermont qui partage notre cabanon. Un moment de pur hygge.

Le lendemain matin, nous commençons la journée par une balade sur cette grande plage bordée de gigantesques montagnes enneigées.

Il est temps de partir, mais je serais bien restée plus longtemps.

Le source verte de Lysuholslaug

Nous avions un jacuzzi sur notre terrasse, mais juste a côté de notre cabane, il y avait aussi la source thermale de Lysuholslaug.

Retour en longeant le fjord de la baleine

Pari gagné: la météo est juste parfaite pour suivre les courbes du fjord de la baleine, hvalfjörður (merci Carolane pour le tuyau!). Partant ensuite vers le sud, cela nous a également permis d’éviter Reykjavik en passant par le lac de Thingvellir pour rejoindre ensuite Selfoss et la route 1. Mais ça je vous le raconterai une prochaine fois…


Si je devais choisir entre une journée au Cercle d’Or et une journée sur cette péninsule, c’est sans hésiter que je repartirais à Snaefellsbaer. Et vous, quelle serait votre balade préférée? 

2 thoughts on “Snaefellsnes, un concentré d’Islande

  1. J’ai adoré aussi ma visite de Snaefellsnes! Il pleuvait, il faisait froid, et comme c’était en décembre, nous n’avions que quelques heures de clareté, mais n’empêche, c’est endroit est à couper le souffle! J’aimerais y retourner en été!

    • La péninsule doit aussi être très belle en hiver, mais c’est vrai qu’un peu de lumière, ça ne fait pas de mal. En tout cas, c’est une bonne raison pour revenir 😉 (En plus c’est sûr la route quand on vient du Canada…)

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