Road trip de Nantes à Chimay

Dégustation de Chimay
En voiture Simone! Après un « voyage à Nantes », le road trip vers le Danemark continue. Nous voici repartis sur les routes de France, direction la Belgique. Nous avons rendez-vous à Chimay, qui était depuis très longtemps dans notre bucket-list. En route pour une grande diagonale à travers la France, puis une pause bien méritée à la petite principauté belge!

Test d’une nouvelle route

Pendant tout notre séjour à Nantes, nous avons été à l’affût d’information concernant le fameux blocage des autoroutes par les fermiers en colère. Par mesure de sécurité, nous avons décidé de changer notre itinéraire habituel, via Rennes – Caen – Pont de Normandie – Rouen. Au lieu de cela, nous sommes partis depuis Nantes-Atlantis, en direction d’Angers, puis Le Mans- Alençon – Rouen. J’ai toujours surnommé le tronçon Nantes-Angers « l’autoroute la plus chère de France », car il faut compter un peu plus d’un euro au kilomètres, soit plus de 8 euros. Malheureusement, ça ne s’est pas arrêté là. En gros le trajet a coûté deux fois plus cher, que ma route d’étudiante fauchée (je prenais même le pont de Brotonne qui est gratuit). Je n’ai pas fait les comptes, mais en calculant rapidement, le montant de la diagonale française s’élève quand même à 50 euros.

En revanche, nous n’avons pas été gênés le moins du monde, car nous étions pour ainsi dire seuls sur les routes de France. Bon, ça fait passer la pilule. C’était notre petit luxe. Et une fois quitté la France, notre seul péage sera au Danemark, au Storebaelt, le pont reliant l’île de Fyn au Sealand (où se trouve Copenhague).

En voiture Simone
Question temps, notre choix luxueux s’est avéré être plus relaxant, mais également plus rapide. Nous sommes partis de Nantes à 9h30 et des bananes, pour garer la Clio sur le parking du Grand Rêve vers 18h. En enlevant les différentes pauses, on tombe dans les estimations de Via Michelin, Mappy et Google Map. La Clio a roulé près de 700 kilomètres ce jour-là. Une longue journée en somme.

L’arrivée en Belgique

En passant la frontière entre la France et la Belgique au niveau de la forêt d’Hirson, nous avons eu une belle surprise: devant nos yeux ébahis, le passage de la douane du film « Rien à déclarer » se profile au détour d’un virage. Médusés, nous nous arrêtons pour une petite photo. C’est un film qu’Esben a regardé pour apprendre le français, alors c’était le petit plus dans la découverte de la culture francophone. Le village s’appelle Courquain (Koorkin). Tout y est: le café de la place, le poste de douane et même la 4L franco-belge! Un petit tour du poste de douane coûte 4 euros (gratuit pour les moins de 12 ans).

Rien à déclarer

Une nuit de rêve

Dans le cadre de notre partenariat avec l’Office de tourisme de Belgique-Wallonie, nous avons fait une halte bien méritée au Grand Rêve. Si nous avions choisi de rouler autant en une journée, c’est aussi parce que la soirée s’annonçait reposante. Nous n’avons pas été déçus. C’était limite un peu luxueux pour nous backpackers, habitués à camper un peu partout dans la nature scandinave. Mais on s’y habitue vite, comme pour les routes tranquilles. La vieillesse, je vous dis…

Une fois garé la pauvre Clio en bonne compagnie (voir la galerie ci-dessous), nous avons fait le tour du charmant gîte et de son parc. Le Grand rêve est une villa 19e, presque entièrement retapée. Un pari un peu fou mais réussi. Si vous prévoyez comme nous une pause en mode feignasse assumée, il est possible de réserver une table au restaurant « bistronomique » du rez-de-chaussée: les Jeunes Pousses.

Découverte de Chimay

Le Grand Rêve se situe à 5 minutes à pied du centre de Chimay sur la route des Forges. Ce qui est très pratique pour explorer et dégourdir nos petites jambes. Nous avons découvert un centre-ville plus que charmant et un château, car il s’agit d’une principauté. La principauté de Chimay date de la fin du Moyen Âge (XIe siècle). Nous n’avions malheureusement pas le temps de visiter le château, mais nous le gardons comme excuse pour revenir. Nous avons tout les deux eu le coup de foudre pour Chimay!

Quelques adresses pour manger: 

En plus du restaurant Les Jeunes Pousses, la ville de Chimay propose plusieurs options pour déjeuner ou souper. Bien sûr le restaurant de la grand place vous fera la totale des spécialités locales. Mais nous préférons les petites adresses cachées, où on se sent presque à la maison. En traquant notre perle rare, nous sommes tombés sur une adresse plutôt prometteuse, mais hors budget:

Juste en face, donnant sur la place Léopold, se trouvait notre perle:

  • Le Relais. Un de nos critères pour choisir un bon restaurant, c’est la présence des locaux. Au Relais, on parle flamand, hollandais et un français au « r » soutenu. S’il vous plait! Nous y avons mangé des moules-frites (bien sûr), et de l’escavèche: de l’anguille cuite au vinaigre. Un vrai délice, servi avec amour…et de bonnes pintes de bière de Chimay blanche. La décoration ne manque pas d’ajouter une atmosphère de brocante. D’ailleurs, à la fermeture, un Hollandais de Bruges s’en est parti avec une immense Vierge Marie sous le bras.

Et la bière des trappistes dans tout ça?

Avouons-le, notre escale à Chimay tient de notre amour pour la (bonne) bière. Alors, dès le lendemain matin, calés par nos fromages locaux, nous traversons les 10 minutes de verdoyante campagne wallonne nous séparant de l’Espace Chimay. Nous y avons précisé nos connaissance tout en nous amusant. La visite dure environ 40 minutes et se ponctue par une dégustation de Chimay (bleue, blanche ou rouge).

À noter: la bière de Chimay fait partie des 6 bières revendiquant l’appellation de bière trappiste. Les revenus engendrés sont reversés pour des œuvres caritatives et sa production contribue au dynamisme de la région.

Visite de l’abbaye de Scourmont

Fins prêts pour rendre visite aux pères trappistes, nous reprenons la voiture pour parcourir les 5 minutes de route restant avant de finir notre découverte de la région à l’abbaye de Scourmont, berceau de la bière de Chimay. Après avoir croisé un nombre incalculable de scouts l’air pommé, traînant de gros tronçons de bois, nous empruntons un petit chemin boisé nous menant à l’abbaye de Scourmont. Dès l’entrée, nous prenons une bouffée de quiétude.

 

Ce qui nous attend ensuite n’a rien de calme…la suite de nos aventures sur les routes belges dans un prochain article.

Pour d’autres photos du road trip et pour les prochains, rendez-vous sur Instagram !

Un de mes followers de Scandinavia Dreaming sur Instagram, en voyant que nous étions en Wallonie, nous a d’ailleurs conseillé de ne pas manquer Dinant. Et Namur me fait de l’œil depuis un certain temps…je rêve déjà d’un retour en Wallonie! Je crois que je n’aurai pas de mal à convaincre Esben 😉

C’est déjà la cinquième fois pour moi et la troisième pour Esben. ►Notre premier voyage en Belgique sur le blog.


Ce séjour dans la région de Chimay s’est déroulé dans le cadre d’un partenariat avec l’Office du tourisme de Belgique-Wallonie. Cependant, les opinions et choix éditoriaux émis reviennent à l’équipe de Scandinavia Dreaming. 

2 thoughts on “Road trip de Nantes à Chimay

  1. Je crois aussi que le troncon Nantes-Angers est le plus cher de France, il coute une blinde!! Apres on peut aussi passer par les departementales mais il ne faut pas etre presse. Dans le passe, je faisais ce trajet regulierement mais en passant par Cholet, c’est peut-etre un poil plus long niveau temps mais beaucoup moins cher (puis c’est de la 4 voies donc ca se fait plutot bien). En parcourant ton blog je me suis rendue compte qu’on s’est trouvees a Nantes en meme temps: 2005-2008 pour moi, j’etais a la fac de langues etrangeres donc juste a cote de la fac d’histoire. C’est marrant 🙂 Je ne suis pas nantaise de naissance mais de coeur, completement!

    • La RD j’ai déjà donné quand je roulais en AX et que j’avais un budget minuscule pour mes road trips. Je crois que j’ai roulé un peu partout dans le grand ouest et le nord de la France. C’est très beau, mais c’est long. Et quand l’objectif final se trouve à 2000 kilomètres, t’as envie d’avancer et de passer plus de temps à explorer hors de France.
      On s’est sûrement croisées à la fac, d’autant qu’en rentrant d’Erasmus, j’ai dû rejoindre une classe de licence d’Italien pour coller à mon niveau…donc j’ai souvent traînés des tes couloirs.
      C’est marrant comme le monde est tout petit 😉

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