Reykjavik, porte d’entrée de l’Islande

Pour arriver et partir d’Islande, Reykjavik est le passage obligé. Faut-il s’y attarder?

Reykjavik, ou la baie des fumées, est la porte d’entrée vers les merveilles de l’Islande. Après trois heures de vol depuis Copenhague, la côte éscarpée de l’Islande, battue par une mer moutonneuse couleur ardoise apparaît dans le hublot. Avant de se poser délicatement sur la piste d’atterrissage de l’aéroport de Keflavik, j’aperçois les couleurs brunes et ocre de cette terre volcanique. C’est ma première fois en Islande, la troisième pour Esben.

Nous y avons passé un jour et demi (presque deux en fait). La ville n’est pas très grande, et à moins de vouloir visiter tous les musées. C’est largement suffisant. Beaucoup de personnes sautent dans leurs voitures de location à l’aéroport, et partent directement à la découverte des paysages fantastiques de l’Islande. Car l’île a bien plus à offrir en matière de nature que de culture, soyons honnêtes.

J’ai apprécié le court séjour à Reykjavik, histoire de me poser à tous les niveaux: cela faisait longtemps que je rêvais de faire un tour en Islande (j’ai un truc pour les îles), et comme c’est tellement facile d’y aller depuis Copenhague, j’ai toujours repoussé à plus tard.

N’ayant passé qu’un court moment à Reykjavik, je ne vais pas prétendre vous livrer un guide ultra-complet sur la ville (après trois ans à Copenhague, je n’ose même pas encore le faire, restons modestes réalistes), juste les adresses qui nous on plus. Je ne vais rien inventer, juste peut-être confirmer quelques unes des adresses que l’on retrouve dans tous les guides / blogs de voyage.

La ville de Reykjavik est découpée en 10 quartiers, mais les touristes que nous sommes se concentrent principalement dans ces trois zones:

  •  Le vieux port
  •  Le vieux Reykjavik
  •  Laugavegur et front de mer

Se perdre dans les rues colorées de Reykjavik

Nous avons commencé par une balade sans but précis, histoire de s’imprégner de l’atmosphère de la ville. Les jolies maisons colorées et les fresques de street art compensent le gris ambiant. Non sans me déplaire, de nombreux chats se prélassent dans les jardins et sur les marches des maisons. Ils sont tellement populaires et nombreux qu’une personne a même créé un compte Instagram en leur honneur, Reykjavik Cats!

Nous avons longé le front de mer, admiré la vue sur les montagnes enneigées depuis ce drakkar Sun voyager, reflétant un ciel changeant. Un peu plus loin, les angles du Harpa se projettent dans le ciel torturé. Sa façade inspirée de colonnes de basalte, jouent avec les rayons de soleil, comme les écailles d’un poisson d’argent. Qui d’autre qu’Olafur Eliasson aurait pu imaginer une salle de concert en telle symbiose avec les éléments islandais.

► Le bâtiment se visite gratuitement. Je vous invite à jeter un œil à la programmation du Harpa pour assister à un concert (parfois gratuit).

Le lendemain, nous nous sommes baladés autour du lac Tjornin et avons salué ses nombreux oiseaux (n’oubliez pas le cimetière très romantique juste à côté).

Prendre de la hauteur

La visite de Hallgrimskirka: la nef épurée et d’un blanc immaculé se visite librement, mais pour prendre l’ascenseur pour le clocher, il vous faudra prendre un ticket à 900 couronnes islandaises. La vue 360 y est magnifique! Comme je l’ai précisé à Esben « je ne quitterai pas Reykjavik sans grimper dans cette tour! ». On s’est retrouvés devant une porte close à 10h30 le dimanche à cause de l’office, alors nous avons attendu l’ouverture à 9h le lundi matin, avant de récupérer notre voiture de location. Sans regrets.

► Pour un autre joli point de vue sur la capitale islandaise: Perlan, facilement reconnaissable à son dôme (sud de la ville).

Un peu de gastronomie islandaise

Entre quelques passages au supermarché pour goûter à tous les différents parfums de skyr (et acheter de quoi cuisiner ou des faire des sandwichs pour la route), nous nous sommes fait plaisir dans quelques restaurants. La gastronomie n’y pas bien différente de celle que l’on trouve au Danemark, seulement avec un peu plus de poisson à la carte…et quels poissons!

Le premier soir, nous sommes passés à 18h au Thrir Frakkar (trois manteaux), afin de réserver notre table pour 20h. Le restaurant est réputé et exigu, donc c’est préférable de réserver. Poissons empaillés et bar de bois massif: ce charmant restaurant vous transporte dans son univers maritime, tant par les yeux que par les papilles. Surlignés de sauces raffinées, nos poissons ont été à la hauteur de nos attentes. ► La carte propose également du guillemot, du macareux et de la baleine, mais nous n’avons pas voulu manger ces pauvres bêtes, car leurs population sont menacées. Et comme nous avions bon espoir de les apercevoir vivants et en bonne santé, le plus logique était de ne pas les dévorer.

Autre adresse à ne pas manquer: le Lebowski bar. Pour les fans du films ‘The Big Lebowski’, pour son ambiance rétro et ses délicieux burgers. Arriver tôt, car le restaurant se remplit vite. Le film est projeté tous les soirs (à 18h si je me souviens bien). Allez aux toilettes, svp!

D’autres adresses gourmandes que nous avons passées sans pouvoir nous arrêter, repus que nous étions:

  • Fish Market: l’adresse juste en-dessous de l’Alliance Française, dans le quartier du vieux port (où vous trouverez la plupart des meilleures adresses, soit dit en passant.
  • Forréttabarin: ambiance tamisée, tapas islandais.
  • Walk the plank: petit camion tout mignon, servant des sandwichs de crabe.
  • Dill: nouvelle cuisine nordique, plutôt chic.
  • Graï Kötturin: pour un brunch avec Björk, le dimanche matin?
  • Bæjarins beztu pylsur: la baraque à saucisse la plus fréquentée de la ville. Venant de Copenhague, nous aurions sûrement été déçus, et pas question de faire la queue pendant des heures pour une vulgaire saucisse, Na!

Se caler dans un café – Boire un verre

L’option la plus économique est bien sûr d’acheter ses bières à l’aéroport. Ce sont de loin les meilleurs prix en ville..sinon le prix en bar est 6 fois plus élevé. Ma préférée: Einstok blanche et ses notes de zeste d’orange et de coriandre, et il y aussi pas mal de microbrasseurs. Quant aux cafés, l’ambiance cosy-hygge scandinave est bien présente. Vous trouverez un bon panel de cafés douillets pendant vos pérégrinations.

  • Café Paris: en réfection pour le moment
  • Laundromat café: victime de son succès. Nous ne sommes pas entrés: c’est sensiblement le même décorum qu’à Copenhague.
  • Babalù: douillet et excentrique. Il parait que le gâteau à la carotte est à tomber.
  • Café Haïti: sur le vieux port, cette petite adresse propose du café des Antilles, sélectionné avec attention. Jolie déco.
  • Kaffi Mokka : des gauffres et du formica!
  • Bravó: Happy hour à 500 couronnes…just saying!
  • Micro bar : bières artisanales
  • Kex, notre hostel ancienne biscuiterie super hipster, avec une vue magnifique sur les montagnes. Un peu excentré (facile pour se garer) mais sympa.

Sarah takes on Iceland: My top five cafés in Reykjavík

Quelques musées pour en apprendre plus sur Reykjavik

Comme la météo était plutôt clémente, nous n’avons visité aucun musée et préféré faire un tour en bateau. Nous nous sommes aussi cassé les dents sur les horaires assez restreints. Ne faites pas comme nous, prévoyez bien votre planning à l’avance, hum hum. Je marque d’un cœur ceux que nous aurions visité s’il avait fait mauvais…une prochaine fois peut-être!

  • ♥ Musée National
  • Musée d’art: art contemporain un peu bizarre.
  • ♥ L’expo photo au-dessus de la bibliothèque
  • ♥ Musée des Sagas, au vieux port.
  • Musée phallologique: Esben y est allé l’an dernier…n’était pas très intéressé d’y remette les pieds.

Activités en plein air à Reykjavik

Pour les amis des animaux

  • Prendre le bateau pour « chasser » la baleine et les marsouins, compter environs 3-4h. Plusieurs guichets sur le vieux port, à des prix alignés les uns sur les autres (22 000 couronnes pour deux).
  • Observer les puffins ou macareux, départ au même endroit que pour les baleines.
  • Faire du cheval islandais et faire l’expérience de son pas si particulier, le tölt : Arctic horses. Mais je vous conseillerais de garder cela pour des paysages un peu plus sauvages si vous partez ensuite à la visite du reste du pays.

Les piscines thermales de Reykajvik

Une alternative au très coûteux Blue Lagoon, permettant également de croiser des Islandais (dans le centre c’est mort, il n’y a que des touristes):

  • Piscine thermale d’Arbaejarlaug
  • Piscine thermale de Laugardalslaug
  • Piscine thermale de Sundhollin (couverte)
  • Piscine thermale de Vesturbaejarlaug

Shopping: que ramener d’Islande?

Le centre-ville étant très concentré, il est très facile d’y faire les boutiques. Il y a malheureusement pas mal d’attrape-touristes, mais « entre les gouttes », il y a aussi de belles échoppes. Sachez qu’il y a 15% détaxe, dans les magasins le mentionnant. C’est ensuite très facile de déposer son ticket de caisse à l’aéroport (prévoir un peu de temps pour faire la queue aux moments d’affluence). Je le mentionne au cas où vous trouvez le prix du pull-islandais-de-vos-rêves un peu trop élevé. Si vous le pouvez, achetez vos lainages en dehors de Reykjavik pour de meilleurs offres. Et si vous n’êtes que de passage express en Islande: j’ai repéré quelques belles pièces soldées à l’aéroport.

  • Iceland Giftstore
  • Kickstart, pour les hommes coquets
  • Handknitting association of Iceland: le temple du pull emblématique
  • Leynibudin: jeunes créateurs. produits locaux.
  • Geysir: le H&M en meilleure qualité.
  • 66° North: pour un bon équipement à l’épreuve de la météo islandaise. Habillait les marins auparavant.
  • Fabula
  • Le marché aux puces, pour son ambiance (et ses toilettes)
  • J’adore visiter les boutiques de livres partout où je vais. On y trouve des souvenirs de meilleurs goût en général, comme les magnets que je collectionne pour mon frigo:  Mál og menning.
  • Les supermarchés Bónus et Kronan: pour le skyr, le chocolat au réglisse et les différents poissons, requins fermentés (hakari) et autres joyeusetés.

Autour de Reykjavik

  • Le fameux Blue Lagoon:, réserver impérativement! (40 minutes en voiture/ bus).
  • La péninsule de Reykjanes, et son pont entre deux continents.
  • L’île de Videy…à vélo? 
  • Le mont Esja: 2h de rando pour une vue imprenable sur la presque’île.
  • Le Cercle d’or: en une journée avec un groupe ou en louant une voiture.
  • Nautholsvik, plage au sud près de l’Université de Reykjavik et de Perlan. Petit basin chauffé à l’eau thermale pour se réchauffer. Gratuit!
  • La vallée de Reykjadalur, à Hveragerði (45 minutes de Reykjavik sur la route n°1 allant vers Selfoss). Magnifique spot que l’on découvre après une bonne heure de randonnée qui grimpe, mais largement faisable et agrémentée d’un paysage fort plaisant. La récompense au bout du chemin (la source chaude, ou hot pot) en vaut largement la peine. C’est un site naturel et entièrement gratuit. Il y a juste un ponton en bois qui facilite l’accès, alors il vaut mieux avoir son maillot déjà enfilé.

Piquer un somme

Pour ceux qui ne comptent pas profiter la vie nocturne très active et légendaire jusqu’au petit matin, il faut bien passer la nuit quelque part. Couch surfing, c’est mort: trop de demandes pour peux d’hôtes. AirBnb n’est pas forcément moins cher, alors nous avons opté pour un hébergement en hostel, au Kex. J’avais entrevu le côté pratique d’avoir bar et restaurant à proximité, mais au final on ne s’y est pas trop attardé. Par contre c’est pratique pour se garer, et la vue est vraiment chouette.

► Notre avis: Ok pour le prix, mais bruyant, notamment à cause du bar et de ses soirées karaoké (bouchons d’oreille gratuits à la réception). Lits superposés métalliques super-grinçants. Pas de chauffage dans notre première chambre. Cuisine glauque et peu équipée. Draps en supplément, ainsi qu’une éventuelle clef pour des casiers un peu étroits pour un grand sac: on a dû laisser nos affaires sous le lit en emportant tous nos objets de valeurs…un peu lourd à tous les sens du terme. Personnel très hipster avec le sourire également en option payante.

Un autre hostel, dans l’hyper-centre (que nous tenterons la prochaine fois): Reykjavik Downtown Hostel.

Reykjavik pratique

Argent: Il est possible de régler par carte à peu près partout. De tout le voyage, nous n’avons pas retiré d’argent du guichet automatique. 1000 couronnes = 8 euros.

Bus: Tout le centre-ville est faisable à pied, mais en cas de besoin et pour s’éloigner un peu du centre: le ticket est à 350 couronnes, à acheter au chauffeur (prévoir le montant juste) ou dans un supermarché / kiosque. C’est le plus petit ticket du monde, et c’est en fait une sorte de coupon, car il faut le mettre dans la boîte en plexiglas à l’entrée et le chauffeur vous donne un ticket de caisse en échange, avec le temps de validité. On avoue avoir un peu galéré à trouver les itinéraires. La petite carte de Reykjavik dans le petit guide de Lonely Planet nous a bien aidé, car dans le terminal de bus en ruine, il n’y avait absolument aucune info.

Se garer: c’est très facile et payant de 9h à 18h. Nous avons évité de stationner pendant les heures payantes, pour faire simple ^_^

Sites Internet utiles:

Iceland Monitor

The Reykjavik Grapevine, pour repérer les événements en cours

I heartReykjavik

Guide to Iceland

Visit Icleand 

Visit Reykjavik 


La suite des aventures islandaises à venir sur le blog! The best is yet to come 😉

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