Préparer son séjour à Valparaiso

Panoramique de Valparaiso au ChiliValparaiso est la première ville de notre séjour en Amérique du Sud, et au Chili. Nous avons choisi de démarrer par 4 jours et 3 nuits à Valparaiso, qui s’est avérée être un début de voyage dépaysant, envoûtant et coloré. Tournée vers la mer, et offerte aux artistes de rue, la ville arlequin a un caractère et un parfum particulier que nous n’avons retrouvé nulle part ailleurs.

Omnibus sur la longue via Alemania, reliant toutes les collines de Valparaiso.

Omnibus sur la longue via Alemania, reliant toutes les collines de Valparaiso.

Se déplacer à Valparaiso

Nous sommes arrivés de Santiago au terminal de bus Rodovário avec la compagnie Turbus. Très animée, elle ressemble plus à une place de marché qu’autre chose. Nous voici plongés dans l’univers de Valparaiso, son vacarme incessant, ses odeurs mélangées, et surtout ses chiens ! En saison, l’accueil peut parfois être plus agressif sportif avec des locaux brandissant des cartons avec l’adresse de leurs hôtels. Dans le même genre que la haie d’honneur des chauffeurs de taxi au sortir de l’aéroport de Santiago. La connexion entre les deux villes est rapide (1h30 à 2h) et fréquente (toutes les 15 minutes).

Marchant dans une rue de Valparaiso, profondément marquée par la présence canine.

Marchant dans une rue de Valparaiso, profondément marquée par la présence canine.

A partir de là, plusieurs options de transport s’offrent à vous. La gare routière est un peu excentrée et si vous décidez de

  • marcher, vous traverserez des quartiers peu recommandés.
  • Le taxi est la deuxième option si vous ne savez pas où est votre hôtel et que vous avez des pesos.
  • Plus économique : le colectivo. C’est une voiture noire dont la pancarte fixée sur le toit vous indiquera son itinéraire (son numéro et sa direction). Sa route n’est pas flexible, mais le prix est partagé entre ses 4 passagers. Par contre il attendra d’être plein avant de partir. Petit conseil, si vous êtes 3, n’hésitez pas à acheter la place manquante pour partir plus vite. Ce n’est vraiment pas cher !
  • L’omnibus est un petit bus traversant la ville pleine balle. Il s’arrête dès que quelqu’un lui fait signe, car plus il y a de passagers, plus ils vendent de tickets. Le temps c’est de l’argent, alors l’ambiance est speed, klaxon et dépassement sauvage en plein centre-ville historique. Le billet coûte entre 150 et 480 pesos selon la zone.

Avec un peu de chance, vous aurez l’immense plaisir et surprise d’assister à des petites scènes on ne peut plus cliché du chauffeur s’arrêtant en pleine course folle pour faire la bise à un collègue : vu au bout de 5 minutes de trajet !

  • Que je sache, il n’y a qu’une ligne de trolleys passant près de la gare routière de Valparaiso. Le billet devrait être autour de 300 pesos.
À bord du trolley de Valparaiso, sur les vieux sièges en cuir.

À bord du trolley de Valparaiso, sur les vieux sièges en cuir.

Pour visiter, le centre historique se fait très bien à pied. En marchant vers le marché aux poissons un habitant de Valparaiso nous a fortement conseillé de prendre un taxi pour éviter des quartiers à risque. Nous avons finalement profité du soleil et gambadé innocemment. Tout s’est bien passé. Pour éviter trop de grimpette et aussi pour l’expérience, nous avons utilisé quelques funiculaires. Ils sont plus où moins longs. Mon préféré c’est El perral, pour monter au musée des Beaux-Arts. Il suffit de déposer une pièce de 10 pesos au tourniquet et c’est parti ! Beaucoup d’omnibus passent par la place Pinto, ce qui est intéressant pour revenir à l’auberge après une longue journée de marche. Attention, ils sont souvent englués dans les bouchons aux heures de pointe !

Ascensor El perral, reliant la plaza Sottomayor au paseo yugoslavo et son musée des Beaux-Arts.

Ascensor El perral, reliant la plaza Sottomayor au paseo yugoslavo et son musée des Beaux-Arts.

Par ailleurs, un petit train côtier part du port (arrêt puerto) pour aller jusqu’à Viña del Mar. Il suffit d’acheter une carte de transport à recharger, valable pour plusieurs personnes. Si vous dormez à la Bicyclette, Gilles peut même vous prêter une carte.

Colectivo remontant la rue Almirante Montt et la colline du cerro alegre.

Colectivo remontant la rue Almirante Montt et la colline du cerro alegre.

Se loger à Valparaiso

Séduits par la description du Routard à l’encontre de Gilles et de sa maison jaune, nous avons opté pour la Bicyclette (Almirante Montt 213, Cerro Alegre) À 10-15 minutes de la gare routière, attrapez un omnibus direction Aduana et demandez la place Anibal Pinto / ou le trolley dont le terminus est à deux pas de la gare (plus pratique en cas de bagages volumineux). Ce choix s’est avéré judicieux, car Gilles est un hôte attentionné et amoureux de sa ville d’adoption : Valpo ! Intarissable, ses conseils ont été précieux et utiles pour découvrir la ville. Par contre, si vous voyagez en hiver (de juin à septembre), prévoyez le sac de couchage. Les nuits sont froides et humides. Quant à l’isolation et le chauffage : ça n’existe pas à Valparaiso.

La Bicyclette hostal valparaiso Escalier extérieur de la bicyclette à Valparaiso Chambre double de la Bicyclette Petit déjeuner la Bicyclette Valparaiso

Valparaiso ville de tous les dangers 

Valparaiso est-elle une ville dangereuse ? Pour un voyageur occidental ou du moins nordiste, il peut se dégager une certaine impression de chaos et d’insalubrité à Valparaiso. Néanmoins, c’est ce qui selon moi fait partie intégrante de son charme. Elle est en effet très sale par endroits, et sent fortement la pisse et la crotte, du fait de la prolifération canine. Les détritus et les maisons éventrées dégoulinent des collines, reliées par un système électrique à la Frankenstein. Les chiens des rues sont assez collants, sales et imprévisibles. Par exemple, un jeune chien nous suivait un peu tous les jours, et le dernier matin ils nous attendait devant la porte de l’hostel : oh qu’il est mignon ! Deux minutes plus tard, il tentait de croquer la cheville d’Esben. Êtes-vous à jour de vos vaccins ?

Belle initiative de tri sélectif, malheureusement pas vraiment adoptée...si ce n'est par le gros chien noir !

Belle initiative de tri sélectif, malheureusement pas vraiment adoptée…si ce n’est par le gros chien noir !

Plusieurs locaux nous ont conseillé de faire attention, de ne pas aller dans tel ou tel quartier, de cacher nos appareils photos et tutti quanti. Apparemment, la technique est d’arracher les sacs ou appareils photo en scooter ou en vélo et de remonter la colline. Le voyageur piéton et non habitué laisse vite tomber sa course poursuite. Très touristiques la via Alemania et la via Ferrari sont souvent le théâtre de ce genre d’incidents.

Nous étions avertis et prudents, mais nous n’avons pas vu l’ombre d’un pickpocket ou d’une quelconque menace. Comme partout, ou du moins dans les grandes villes, il faut être vigilant et ne pas créer d’occasions. Juste comme ça, évitez le quartier portuaire la nuit et attention au portefeuille au marché : bref, rien de nouveau !

Nos balades dans Valparaiso, c’est par ici !

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One thought on “Préparer son séjour à Valparaiso

  1. Découvrir Valparaiso, la perle du Pacifique | Scandinavia Dreaming

    […] et la belle balade sur la via Alemania pour finir à la Sebastiana. Ne pas oublier de prendre le funiculaire au moins une […]

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