Parenthèse française : concours d’assistant du patrimoine

Petite parenthèse à mes aventures scandinaves et autres escapades biblio-touristiques à Copenhague et Stockholm, me voici rentrée en France pour passer l’oral du concours d’assistant territorial de conservation du patrimoine et des bibliothèques.

Cas typique de révision en wifi, via énergie solaire. Très écolo !

Cas typique de révision en wifi, via énergie solaire. Très écolo !

Comme la vie fait bien les choses, j’ai reçu la nouvelle de mon admissibilité la veille de mon départ à Copenhague, à Paris. Impossible de revenir chez moi en Bretagne pour prendre mes notes, mes cours, mes fiches. Et j’ai dû réserver –à peine arrivée—deux retours pour la France. Car, comme la vie fait décidément bien les choses, l’admissibilité amène à deux examens : la langue étrangère (ou option) et l’oral, bien évidemment placés à un mois d’intervalle.

Ayant beaucoup de paperasses à régler et un emploi à chercher au Danemark, j’ai choisi de jouer à « l’essuie-glace », entre Copenhague-Paris-Brest, en passant parfois pars Nantes, Beauvais et Stockholm. Tant qu’à faire.

Réviser...pour quoi faire ?

Réviser…pour quoi faire ?

Ces deux mois de tension, de tiraillement et de travail, s’achèvent en une apothéose de 20 minutes : 5minutes au maximum d’exposé et un gros quart d’heure de questions de la part de 3 membres de jury. Pour le Cdg35, les oraux ont lieu au village des collectivités, à Cesson-sévigné, dans la périphérie de Rennes. Les candidats sont convoqués par vague, toutes les deux heures, par brouette de 40 candidats environs, toutes spécialités confondues : bibliothèques, musées, archives et documentation.

Ensuite vient l’épreuve d’attente agonie, dans un couloir. Les différents groupes de jurys étant au nombre de 8, il y a une demi-heure à deux heures d’attente maximum.

L’ambiance est plutôt bonne, mais je n’irais pas jusqu’à dire qu’elle est détendue, surtout quand on voit sortir certaines têtes déconfites, ou figées dans un air sombre. D’ailleurs, les membres du jury passent régulièrement dans le couloir pour se prendre des boissons chaudes, et apprécient au passage la palette de blanc des visages des candidats.

Un homme d’environ 35 ans s’approche et m’appelle : ça y est, le moment est venu. Je prends une grande inspiration et je me lève. Le jury est plutôt jeune et sympathique. Il se présente et m’invite à démarrer mon exposé. Tout va bien, je ne dépasse pas le temps imposé. À peine ai-je eu le temps de terminer, que le premier membre m’assène de sa première question. Je vais essayer de vous citer celles dont je me souviens, dans leur ordre d’arrivée. C’est passé très très vite :

  1. Pourquoi avez-vous choisi le concours des bibliothèques ?
  2. Comment vous projetez-vous, demain, dans 5 ans, dans 10 ans ?
  3. Quel métier visez-vous : animation, acheteur, secteur jeunesse, adulte, etc. ?
  4. Que pensez-vous de l’impact du numérique en bibliothèque : atout ou frein ?
  5. Comment toucheriez-vous un public empêché, en particulier dans les banlieues ?
  6. Quel type de manager seriez-vous ?
  7. Comment feriez-vous pour motiver un agent qui ne respecte pas votre confiance ?
  8. Comment est calculé le traitement d’un fonctionnaire ?
  9. La prime de mérite existe-t-elle dans la fonction publique territoriale ?
  10. Que pensez-vous de l’étendue des heures d’ouverture des bibliothèques, quelles solutions, quels impacts ?

Si vous avez des questions, n’hésitez pas ! Ma page « contact » est faite pour ça ! Bonne chance pour les concours !

Plus je lis, moins j'y comprends...ce n'est pas du chinois, mais presque !

Plus je lis, moins j’y comprends…ce n’est pas du chinois, mais presque !

Retour en haut

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *