On the road again: Road trip dans le nord de l’Europe

Deux chevaux charleston beauvais

Beauvais, place Jeanne Hachette deudeuche Charleston

C’est de nouveau parti pour un road-trip à travers le Benelux ou « Beneger » pour être exacte.

Comme je n’avais pas encore de blog l’été dernier, je n’ai pas vraiment fait partager mes aventures dans le nord de l’Europe, de Brest à Bergen. Mais cet article me permet de regrouper nos expériences sur la route, à travers la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne.

Dans les champs de tulipe au sud d'Amsterdam

Dans les champs de tulipes au sud d’Amsterdam

Dernière tournée française

Tant que je peux, j’essaye de limiter mes déplacements en avion, et cette année, j’ai déjà pas mal abusé. Le printemps étant bien arrivé, c’est l’occasion de ressortir ma charrette, et la faire revenir sur les routes du nord de l’Europe, qu’elle commence à bien connaître. La voiture c’est la liberté, les joies de la lenteur, des découvertes imprévues et des rencontres. En effet, pour limiter les frais et passer mes heures de routes en bonne compagnie, je fais du covoiturage jusqu’à Bruxelles. Ensuite, je récupère mon Danois préféré, venu en train de nuit, directement de Copenhague.

Balade au centre-ville de Beauvais

Balade au centre-ville de Beauvais

La route de Brest à Bruxelles étant longue, j’en profite pour faire plusieurs pauses amicales à Nantes et Beauvais. La météo est quasiment estivale, et le voyage s’annonce prometteur. Nantes mérite plus que jamais un petit détour et Beauvais est toujours aussi dynamique : le soir de mon passage, l’équipe du film « Babysitting » est présente pour l’avant première. La bande à Fifi fait un véritable show devant un public complice : imitation, chanson, danse, questions, bain de foule…la totale ! Juste après, du 12 au 16 avril, le Festival du film de Beauvais est consacré aux pays nordiques.

Le lendemain, la route vers Lille est un peu moins drôle. À peine sortie de Beauvais, à peine ai-je eu le temps d’apprécier un lever de soleil rouge sur les champs de colza jaune poussin…qu’un rideau blanc tombe. Ce sera une vraie purée de poix jusqu’à Lille. Les locaux roulent comme d’habitude, ce qui rend la route très dangereuse et fatiguante, car il faut rouler assez vite pour ne pas créer un obstacle pour les fous du volant, et à la fois éviter les camions, que je devine au dernier moment comme une grosse masse grise sur l’écran blanc de mon pare-brise. Bien sûr, je redoute aussi de devoir freiner en catastrophe sur un accident : on n’est pas à l’abri d’un hummer immatriculé 75, roulant sans feux, à 110, dans la voie du milieu (véridique).

La pissouse de Bruxelles, bien cachée au fond d'une ruelle

La pissouse de Bruxelles, bien cachée au fond d’une ruelle

Pause déjeuner à Bruxelles

Malgré, la difficulté de la conduite et l’impossibilité de lire les panneaux routiers, j’arrive sans encombres à Lille, avec seulement 10 minutes de retard pour emmener mes belles co-voitureuses brésiliennes (à valise rose) jusqu’à l’Atomium de Bruxelles.  Rien de plus facile : des pictogrammes l’annoncent une quinzaine de kilomètres avant d’atteindre la rocade. Il suffit de suivre ! L’arrivée dans l’allée vers la molécule géante n’est pas sans faire son petit effet…avec un joli drapeau belge au sommet ! Ensuite, pour se garer, il n’y a que l’embarra du choix. J’ai opté pour le parking de la Trademart, plus tranquille que celui de Bru-park. Tous sont à 5€ la journée.

Méconnaissable, le célèbre bonhomme qui pisse de Bruxelles s'est déguisé en vampire, et n'attire pas moins les hordes de touristes !

Méconnaissable, le célèbre bonhomme qui pisse de Bruxelles s’est déguisé en vampire, et n’attire pas moins les hordes de touristes !

Ensuite, le métro est à quelques pas, en marchant vers le parc des expositions (Station Heysel, ligne 6, changement à Beekant, ligne 1 ou 5, à prendre directement de l’autre côté du quai). C’est maintenant l’heure de se balader et de déjeuner. Pour un court passage à Bruxelles, le guide « Cartoville » est parfait et très clair. Il procure les informations essentielles, de manière très visuelle, organisées par quartier.

En ce début de vacances de Pâques, la foule est particulièrement oppressante dans les rues autour de la Grand place. Les restaurants n’y sont pas spécialement attirants, alors la petite zone piétonne autour de l’église Notre-Dame-de-Bon-Secours est très reposante. Juste à côté, nous enchaînons sur un petit café  aux halles Saint-Géry, ancien marché couvert reconverti en espace culturel et resto-bar. Les amoureux de vinyles y trouveront une petite boutique sympa à l’angle de la rue de la grande île.

Pianiste en herbe, au café des halles Saint-Géry, Bruxelles

Pianiste en herbe, au café des halles Saint-Géry, Bruxelles

Une pause contemporaine au MIMA

Une nouvelle option pause-déjeuner testée récemment lors d’un déplacement pro: un bout de pizza au MIMA, la formule du midi slice+drink est vraiment pas chère (7,5€, j’ai pas ruiné mes patrons) et l’ambiance très relax (ultra-hipster). Pour digérer, j’ai ensuite fait un petit tour dans ce musée très éclectique, dont la vue de la terrasse est vraiment sympa (de la tour de la maire à l’Atomium). J’y ai même retrouvé un artiste danois: HuskMitNavn!

► Quai du Hainaut 41, 1080 Molenbeek-Saint-Jean, Belgique / Métro Comte de Flandre + 10 minutes de marche le long des quais.

Mes autres coups de cœurs bruxellois

Tous deux dans le sud de la ville:

► Un autre endroit que j’adore, où je suis passée lors de mon tout premier séjour à Bruxelles en 2009: le marché de la place du jeu de balle, le matin pour le marché aux puces, vous savez, celui de Tintin et le secret de la licorne! (Quartier des Marolles).

► Le musée Horta dans sa belle maison Art Nouveau…rue Américaine, d’ailleurs le quartier ne manque pas d’autres beaux exemples!

Se perdre dans les champs de tulipes

Départ vers les Pays-bas, où les routes sont bien meilleures qu’en Belgique, et bordées de fleurs de colza. C’est très beau, très plat, très jaune. Par contre, niveau clarté dans leurs panneaux routiers, c’est une autre histoire, mais certains détours ne sont parfois pas si dénués de charme ! Nous dormons à Randwijk, un tout petit village près d’Arnhem. Une chambre que nous avons trouvé grâce au site « Camp in my garden ».

daffodils fields netherlands

Champs de fleurs aux Pays-Bas, une explosion de couleurs !

Champs de fleurs aux Pays-Bas, une explosion de couleurs !

Pour découvrir les champs de tulipes, il faut se rendre entre La Hague et Amsterdam, vers la côte. C’est souvent indiqué sur les cartes routières par de petites fleurs. Le parc le plus célèbre est celui de Keukenhof, à une trentaine de kilomètres au sud d’Amsterdam. Mais si vous voulez économiser 15€ et la foule de touristes, il est aussi possible de découvrir les champs soi-même, en essayant de se garer un peu avant pour ne pas se laisser prendre dans les encombrements de voitures garées à la sauvage. Certains n’hésitent pas à planter leurs camping-cars sur des routes étroites, profitant ainsi d’une vue imprenable sur les champs, mais aussi sur les embouteillages qu’ils créent en occupant la moitié de la route (dont la piste cyclable). Manger dans les bruits de klaxon et le ronflement des voitures, ça n’a pas de prix !

Champs de tulipes roses hollande

Les rangées de tulipes bordées de canaux se déclinent sur plusieurs hectares en Hollande

Les rangées de tulipes bordées de canaux se déclinent sur plusieurs hectares en Hollande

L’Allemagne, le pays des voitures

Après un casse-croûte de gouda au cumin sous des cerisiers en fleur, nous reprenons la route vers Brême. C’est reparti pour 4 heures de route ! C’est assez drôle de remarquer les passages de frontières par les différences de routes : les cratères de Belgique, la perfection hollandaise et les plaques de ciment allemandes. Les routes d’Allemagne ne font pas le même bruit : « flap-flap-flap », et « fiouf », quand une grosse cylindrée fuse à près de 200 sur la file de gauche. Nous remarquons également l’intérêt porté par les Allemands pour leurs bolides : photo à la station service, photo sur le pont au-dessus de l’autoroute, vue du pont. Toutes les excuses sont bonnes !

En tout cas, on ne perd pas de temps sur les autoroutes teutonnes. Un bouchon (STAU sur les panneaux lumineux), se résume à devoir rouler à 80km/h…dur ! Nous arrivons chez nos hôtes juste avant le coucher de soleil, juste le temps qu’il faut pour admirer leur magnifique jardin. Toujours via « Camp in my garden », nous avons découvert la ferme de Stefan et Felix l’an dernier, lors de notre premier roadtrip Brest-Copenhague. La dernière fois nous avions campé, cette fois-ci nous testons la chambre. Décorée avec beaucoup de goût, c’est un paradis pour voyageurs fatigués. Nos hôtes, Felix et Stefan, toujours aussi adorables, nous donnent les nouvelles de leur ferme écologique, Bioland.

Le lendemain matin, après une halte revigorante dans la campagne « pépillante » de Wulmstorf, nous disons au revoir  à Felix et ses deux bouledogues français très joueurs.

 

Il nous reste à peu près trois heures avant d’arriver au ferry à Puttgarden, sur l’île de Fehmarn. Heureusement qu’en Allemagne il est possible de conduire vite sans se sentir coupable ou stressé comme en France. C’est bien utile lorsqu’on perd plus d’une demi-heure dans les travaux. Comme nous avions vu large, nous sommes arrivés 10 minutes avant le départ du bateau ! La traversée dure environs 45 minutes avec la compagnie germano-danoise Scandlines. Le temps pour certains de savourer une caisse de bière…si si ! De nombreuses voitures et camionnettes sont littéralement remplies de bières ! Ensuite, de Rødby à Copenhague, il ne reste qu’une heure et demie de route relativement calme après le circuit automobile allemand.


Avez-vous des conseils pour s’arrêter sur la route?

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