Le phare-ouest danois

Plage

La côte ouest du Jutland offre des kilomètres de plages de sable blanc, battues par les vents et les vagues de la mer du Nord. Les paysages ne sont pas sans rappeler le nord Finistère. Alors j’aime passer quelques jours dans cet environnement familier. Loin de Copenhague, cette partie du Danemark permet de se déconnecter de la ville et de se laisser gagner par le calme de la nature.

Vejers, village balnéaire

Comme beaucoup de Danois, les parents d’Esben ont une maison de vacances sur la côte. C’est une jolie maison de bois, qu’ils ont construit eux-même en famille, au milieu des dunes. Avant d’arriver à la maison, nous traversons le petit village balnéaire de Vejers, vivant aux rythme des vacances scolaires danoises…et allemandes. Ambiance coquillages et crustacés: de joyeuses familles arborant le look du parfait vacancier, dégustent une glace dans la rue principale et regardent passer notre voiture française avec étonnement. Dire que l’endroit est très prisé par les estivaliers allemands est un doux euphémisme. Nous empruntons un chemin de sable, et telles des maisons de Hobbits, de petites cabanes scandinaves s’abritent du vent entres les dunes. Difficile d’y trouver son chemin, mais Esben connait la route par cœur.

Le dannebrog est hissé: ses parents nous attendent!

Un des rituels de nos matins à Vejers: promener Nuser. Nous la suivons à travers les dunes, jusqu’au moment où la plage s’étale devant nos yeux plissés pour éviter le sable porté par un violent vent de mer. Si la côté danoise ressemble à la Bretagne, la dimension des plages est quelque peu différente. Il faut s’imaginer une grande langue de sable blanc à perte de vue. Un vent perpendiculaire frappe cette plage, comme s’il voulait nous garder loin de la mer. Une mer agitée et moutonneuse bouillonne. Mais rien n’arrête la vaillante Nuser! Elle plonge et court sur la plage pour se réchauffer, à la recherche des bouts de bois charriés par les marées.

Tout à coup, une rafale de vent. Le sable sec se met à danser tel des essaims d’abeilles, volant à toute vitesse vers la dune, ondulant sur le sable mouillé. Le sable picote notre peau nue, et s’immisce un peu partout. Nous retournerons à la maison complètement recouverts.

Parfois, le vent souffle tellement fort, qu’entre deux averses, nous avons le temps de sécher!

► Pour les gourmets, un restaurant à 2 étoiles Michelin se cache dans une chaumière du petit village de Henne: Henne Kirkeby Kro!

Le phare de Blaavand

Au sud de Vejers, Blaavand (eau bleue) est aussi un village balnéaire, encore plus prisé. Un de ses atouts: le grand phare trônant à la pointe la plus à l’ouest du Danemark. La vue au sommet y est grandiose et porte sur des dizaines de kilomètres. L’expression « rase campagne » prend tout son sens.

Côté mer, l’horizon s’ouvre sur un champ de nuages infini…et une myriade d’éoliennes. Le père d’Esben me raconte que c’est très impressionnant de les passer en bateau.

Côté terre, une lande torturée, déserte et préservée, car terrain militaire. Nous irons alors explorer cette lande mystérieuse au nord de Vejers.

► Juste à côté de Blaavand, un bunker allemand vient d’être aménagé en musée par le bureau d’architectes BIG. Il comporte trois section, sur l’histoire locale, celle de toute la côté ouest du Danemark depuis 20 000 ans, et la plus grande collection d’ambre du pays.

La montagne secrète et la forêt ensablée

Il parait qu’au Danemark, il y a des montagnes: c’est juste qu’elles sont bien cachées! Nous nous enfonçons dans un paysage lunaire, roussi par les vents marins. Esben me confie sur la route que nous allons gravir une montagne qui avait jadis très impressionné une amie suisse.

Je demande à voir 😀

Nous traversons d’abord une chênaie, puis le paysage se mue en une lande tricolore. La bruyère est surmontée de luxuriants buissons. Il s’agit en fait du somment de la chênaie, ensablée et maintenant entourée de bruyère. Nous marchons dans cette étrange canopée, jusqu’à ce que la fameuse montagne pointe le bout de son nez.

Du sommet de la montagne, l’étrangeté de ces paysages me frappe encore plus. Décidément, le Danemark n’a pas fini de m’étonner.

Panoramique dunes

Coucher de soleil sur un des plus beaux ponts d’Europe

Que ce soit pour quitter ou arriver à Copenhague, il faut bien souvent passer par le Storbaeltsbro, le pont reliant Sealand à Fyn. C’est un moment fort du voyage, car il est pour moi synonyme de voyage et de découverte. Le pont est très récent: avant 1998, les Danois devaient prendre des bacs pour traverser une mer pas toujours clémente. Au delà de sont côté très pratique, sa courbe est élégante et je me laisse toujours autant impressionner par sa forêt de haubans.

Une aire de repos permet de s’arrêter pour contempler ce bel exemple d’ingénierie humaine. Amis camping-caristes, vous pouvez même y passer la nuit.

► Bon à savoir, le pont est toujours payant: 240 couronnes danoises (31 euros) pour les voitures. (réduction automatique avec l’offre week-end)


Vous connaissiez cette partie du Danemark? 

2 thoughts on “Le phare-ouest danois

  1. Je suis de plus en plus tenté par le Danemark ! ton article me conforte dans ce choix :)))

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