J’arrive à la maison !

Longuement attendue, longuement préparée, mon arrivée à Copenhague sonne un nouveau départ, mais aussi la suite logique d’une longue série entraînements.

Minimis, tenté par l'odeur des croissants au petit-déjeuner

Inimis, tenté par l’odeur des croissants au petit-déjeuner

Pour reprendre encore une fois les paroles d’un certain Xavier :

Quand on arrive dans une ville, on voit des rues en perspective. Des suites de bâtiments vides de sens. Tout est inconnu, vierge. Voilà, plus tard on aura marché dans ces rues, on aura été au bout des perspectives, on aura connu ces bâtiments, on aura vécu des histoires avec des gens. Quand on aura vécu dans cette ville, cette rue on l’aura prise dix, vingt, mille fois. Au bout d’un temps cela vous appartient parce qu’on y a vécu.

L’auberge espagnole, Xavier.

Carte blanche pour le Danemark

Ce sentiment je l’ai éprouvé à plusieurs reprises, lors de mon installation à Rome, en Irlande du Nord, puis en Slovaquie. A la différence près que cette fois-ci, je n’ai pas vraiment de cadre imposé, ni de filet de sécurité. Une sorte de grand saut quoi. Nouveauté également, j’ai déjà un toit, un vélo et un grand blond qui m’attendent sur place !  Etant déjà venue au Danemark à plusieurs reprises, je retrouve peu à peu mes marques et continue l’exploration de Copenhague, qui décidément cache encore bien des secrets : balade à vélo le long des lacs, la Bibliothèque Royale surnommée le « Diamant Noir ». Pour l’instant, je me sens à cheval entre la touriste de longue durée et une résidente à part entière. Il va falloir encore du temps, et « quelques » procédures administratives avant de me sentir véritablement à la maison.

Hall design de la Bibliothèque royale de Copenhague.

Hall design de la Bibliothèque royale de Copenhague.

Est-il facile de s’installer au Danemark ?

Le Danemark est un pays très accueillant et amical quand on reste au stade du tourisme. Depuis 2002, ce pays autrefois terre d’accueil, a renforcé ses lois sur l’immigration. Tant et si bien qu’il n’y aurait pas moins de 9000 Danois et Danoises vivant actuellement en Suède, notamment à Malmö (à moins d’une demi-heure de train de Copenhague). Ces ressortissants danois ont fait le choix de l’expatriation pour pouvoir goûter au bonheur conjugal avec des non-européens : on les appelle les « exilés d’amour ».  Je n’ai jamais autant chéri mon passeport français, sésame pour être autorisée à résider au Danemark, à condition de travailler. Bon, je m’en tire bien ! Reste quand même à régler tous les petits détails du quotidiens, indispensables pour démarrer au Danemark : un compte bancaire, car le Danemark ne fait pas partie de l’euro-zone, une carte de transport ou rejsekort, car le vélo c’est parfait mais pas par tous les temps, une carte SIM pour communiquer c’est pas mal. Le must de la démarche à effectuer est celle qui donne accès au fameux CPR : un numéro de résident débloquant quasiment tout l’engrenage administratif. Je l’aurai un jour, je l’aurai !

Mon joli vélo bleu à flocons de neige, sur un pont de l'île d'Amager

Mon joli vélo bleu à flocons de neige, sur un pont de l’île d’Amager

Mis à part le côté pratique, est-il facile de s’intégrer au pays du bonheur ? L’anglais y est couramment parlé, cependant beaucoup de Danois vous diront qu’il est préférable de parler le danois. Petit hic, dès qu’un étranger s’essaye à l’art périlleux de prononcer la langue locale, tous ses efforts sont réduits à néant quand on lui répond systématiquement en anglais. Difficile de progresser…Bref, un serpent qui se mort la queue.

Qu’en est-il de la froideur des Nordiques…légendaire ou pas ? Encore difficile pour moi de répondre, d’autant que je suis souvent introduite. Je dirais que ce n’est pas évident. Le Danois est prudent et absolument pas tactile. Etant moi-même bretonne, j’aurais tendance à identifier cette froideur apparente à de la réserve et de la franchise. L’amitié se mérite et a de la valeur. C’est tout à leur honneur.

Ternen, un voilier de la fin des années 30, perdus de longues années au Groenland avant de revenir au Danemark. Il est en vente : avis aux passionnés de bricolage et de voile traditionnelle !

Ternen, un voilier de la fin des années 30, perdus de longues années au Groenland avant de revenir au Danemark. Il est en vente : avis aux passionnés de bricolage et de voile traditionnelle !

Les idées reçues sur le Danemark

A chaque fois que j’ai évoqué le projet de m’installer au Danemark, j’ai observé les réactions avec beaucoup d’amusement et au final sans trop d’étonnement: « Tu vas chez les pingouins » ou bien « Oulala, tu vas avoir froid, prépare-toi ! ». Alors, pour bien mettre les choses au clair, Copenhague se perche à peu près au même niveau qu’ Edimbourg ou  Belfast. Seeland, l’île ou se situe CPH, est comme son nom l’indique entourée par les eaux : son climat est donc bel et bien océanique !  Pour les amoureux de neige comme je suis, la déception peu être grande lorsqu’on apprend que le pays ne se couvre de son blanc  manteau qu’environ deux semaines à un mois par hiver. Cette année, il n’a neigé qu’une semaine en janvier. Dommage pour tous les touristes croisés à la porte d’embarquement, ayant largement investi dans des moon boots et de grosses parkas, confiant au téléphone leurs inquiétudes quant au devenir de leurs orteils. Pas vraiment de quoi se sentir l’âme d’un Nicolas Vanier : rangez vos chiens de traîneau, un simple bonnet et des gants suffisent amplement !


Quelles sont vos idées reçues sur le Danemark? 

 

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