Faire un break à Iquique

Lion de mer sur le port d'IquiqueAvant de partir dans le désert d’Atacama, nous avons décidé de nous acclimater quelques jours au nord du Chili. En effet, longue est la route depuis Santiago: 24 heures de car, et le climat est bien plus désertique. Il ne pleut qu’une fois par an d’après les habitants. C’est l’un des endroits les plus secs de la planète ! Iquique est également une ville où il fait bon se reposer, car le soleil brille toute l’année. Ses magnifiques plages et son charmant centre-ville nous ont offert une halte revigorante, entre l’effervescence de la capitale, et l’isolement du désert d’Atacama.

Plage d'Iquique

Couch surfing à Iquique

Pour aller à la rencontre des Chiliens et de leur culture, rien de mieux que Couch Surfing ! Durant nos cinq semaines en Amérique du Sud nous avons « couchsurfé » dans chaque pays. À Iquique, Araceli et Carlos nous ont ouvert leur porte, et sans eux, notre séjour aurait été bien moins exaltant et enrichissant. La communauté de couch surfers d’Iquique est plutôt active et très sympathique. Grâce à eux, nous avons appris bien plus en quelques jours qu’en lisant nos guides. D’autant plus que nos deux hôtes connaissent parfaitement leur région d’adoption ainsi que leur pays : Araceli vient de San Pedro de Atacama, et Carlos de Chiloë.

En plus de leurs bons conseils pour découvrir la région, ils nous on fait partager leur amour pour la cuisine locale et la vie nocturne. Dès le premier jour, Carlos a mis la barre très haut en nous préparant un ceviche : poisson cru et locos (acheté le matin au marché) mariné dans du citron, de la coriandre et des oignons. Question resto et sorties, nous les avons suivis dans des endroits (bien sûr) non référencés dans nos guides et où nous aurions pas forcément osé pousser la porte. Une de leurs meilleures adresses, bien loin de l’ambiance touristique de la Playa Brava, c’est leur bar fétiche : El Democratico ! L’ambiance y est simple et festive ; les concerts de qualité. Ami voyageur, tu sais ce qu’il te reste à faire !

Fruits de mer du marché aux poissons du port d'Iquique

Une région au carrefour de l’histoire

Entre les verres et les repas, nous avons également découvert l’histoire de la ville : Iquique est un lieu clef de l’histoire chilienne. Ville principale de la première région du Chili, Iquique était autrefois péruvienne. Suite à la guerre du Pacifique (1879-1883), la région de Tarapacá a été rattachée au Chili, privant la Bolivie de son accès à la mer. D’ailleurs, le Pérou et la Bolivie ne cessent d’harceler le gouvernement chilien pour récupérer cette zone de commerce. En effet, Iquique est également une zone libre, une sorte de pays en son pays. Nous l’avons d’ailleurs bien senti en passant la frontière avec Atacama (je reviendrai dessus dans un prochain article). En gros tout ce qui provient de Zofri est à un prix dérisoire, mais devient taxé en quittant la zone franche. C’est pourquoi, quasiment toute personne à Iquique possède une voiture, mais sans être autorisé à l’utiliser en dehors de la zone. Je ne vous raconte pas les problèmes de stationnement…

Plafond du théâtre d'Iquique

Les charmes d’Iquique

Au cœur d’une région riche en minéraux Iquique a toujours été un port important où de nombreux bateaux arrivent chaque jour, transportant des denrées à échanger, ou des immigrants de tous horizons. La ville est donc marquée par une grande influence européenne, notamment andalouse, croate, italienne, grecque, française et britannique, mais aussi asiatique. Il suffit de se balader dans le centre-ville pour rencontrer ce mélange étonnant de cultures. Un autre élément caractéristique de la ville est sa rue principale : le boulevard Baquedano, dont les maisons sont faites de bois. Assez surprenant dans une région désertique, où pas un arbre ne pousse ! Il s’agit en fait d’un témoin de l’activité portuaire et marchande de la ville : ce bois est celui des ballasts des navires, principalement venus d’Angleterre pour transporter le salpêtre.

Pélicans affamés

En compagnie de nos hôtes, nous avons visités les lieux les plus incontournables :

  • Le théâtre municipal, où s’est produit Sarah Bernhardt,
  • La place Arturo Prat et son horloge « so british »,
  • Le casino de style andalou,
  • Le musée régional, simple et instructif,
  • Le palacio Astoreca, et son ambiance gothique,
  • La corbeta Esmeralda, célèbre corvette de la bataille du Pacifique.

Nous avons également marché le long des plages et du port, à la rencontre des pélicans et des otaries. Attention, autour d’Esmeralda, il ne fait pas toujours bon s’y attarder lorsqu’on ressemble un peu trop à un touriste. On se sent vite comme une sardine cernée par des pélicans ! Cela dit, c’est une bonne introduction aux jurons espagnols !

D’Iquique, nous sommes partis en excursion d’une journée dans le désert, à la découverte d’une ville fantôme, d’une oasis et des préparatifs d’un festival folklorique. Suivez-nous !

Êtes-vous déjà passés à Iquique ? Qu’en avez-vous pensé ?

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One thought on “Faire un break à Iquique

  1. Une journée dans le désert d’Atacama | Scandinavia Dreaming

    […] la ville de ses ailes déployées. Connaissant un essor économique important du fait de Zofri, la ville s’étend désormais  après la barrière de sable. Rien à voir avec l’attrayante […]

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