48 heures à Santiago du Chili

Vue de Santiago du Chili depuis le cerro San BernardoDeux heures de car plus tard et nous voici passés de la vibrante et colorée Valparaiso, à la grise et démesurée Santiago. Bien que très européenne sur beaucoup de points, la capitale du Chili reste intimidante par sa population : 6,3 millions de personnes, soit un tiers de la population chilienne. Venant du Danemark, un pays ou 5 millions représente le nombre total d’habitants. À vous donner le vertige !

Se loger à Santiago

Dans l’attente de réponses via Couch Surfing, nous n’avions pas vraiment prévu de logement. C’était sans compter la Coupe du Monde de Football. Les Chiliens sont partis en masse à Rio ! Du coup, il a fallut réserver un peu au dernier moment. Bien, sûr tout était complet, notamment les adresses fournies par le guide du Routard et Air Bnb. J’ai alors dégainé le Lonely Planet. Je ne suis pas une grande adepte, mais je dois avouer qu’il nous a sauvé la mise, et permis de dégoter une bonne petite adresse à Santiago : Le Castillo Surfista. En bref, c’est l’histoire d’un Américain parti pour skier dans l’hémisphère sud pendant la saison estivale. Au final, il n’est jamais rentré au bercail, et a acheté une maison dans un quartier résidentiel de Providencia (María Luisa Santander 329). Au volant de son pick-up, il embarque ses pensionnaires vers les meilleurs spots de surf l’été, et les plus belles pistes de snowboard l’hiver. L’ambiance est donc très « salut ça farte » (clin d’œil scandinave). On s’y sent vite en famille, et les conversations vont bon train, dans la cuisine ou enfoncés dans les confortables canapés du salon. Le petit déjeuner est inclus et plutôt bon, sans être copieux.

Restaurant à Santiago

Les douceurs de Santiago

Côté restauration, Santiago est bien dotée, notamment dans le quartier Bellavista. Nous avons pris notre premier déjeuner à la Dulceria Las Palmas (Lopez de Bello 0190), un restaurant familial un peu éloigné de la rue Dardignac. Le Galindo est très réputé, mais parfois, il faut éviter les recommandations du guide pour éviter les touristes. Nous n’avons pas été déçus, car le côté simple et classique-chic de ce restaurant nous a beaucoup plus. Le service y était  impeccable, et le rapport qualité-prix imbattable. La Dulceria Las Palmas est reconnue pour ses pâtisseries, sur place ou à emporter. Sa spécialité est le strudel aux pommes !

Dans un tout autre quartier, nous avons expérimenté un tout autre style de restaurant : le Café Brazil, près de la place du même nom (Cumming 562). Ne vous laissez pas impressionner par le patron et ses airs patibulaires : c’est un amour. Couverts de graffitis et d’affiches, les murs du Café Brazil ont une histoire, dont les héros sont Neruda et Allende. Cherchez les tirades philosophiques en français !  La cuisine y est très populaire et copieuse ; la bière, au litre.

Peinture murale de Santiago Plaza Brasil

Que voir à Santiago ?

Visiter une ville aussi grande en 48h peut paraître ambitieux, mais faisable. Je recommande néanmoins 3 jours ou bien il faut faire l’impasse sur les musées. Le premier jour, afin de se donner une idée de l’étendue de la ville, nous avons pris de la hauteur en gravissant le Cerro San Cristobal. Le funiculaire étant en réparation, nous avons pris le chemin de randonnée. Mais une navette effectue également l’ascension. Faire un tel effort dans la pollution n’était pas forcément une très bonne idée. Le smog recouvrait une bonne partie de la ville. La récompense en sommet efface tout souvenir du chemin caillouteux en lacet. Entre deux branches de palmier, nous apercevons enfin la silhouette des montagnes enneigées, encerclant une jungle de tours de verre. Une énorme statue de l’Immaculée Conception veille sur la ville, tel le Christ rédempteur sur la baie de Rio.

Une autre colline vaut également le détour : Santa Lucia. En plein cœur de la ville, cette colline-parc offre une balade romantique très fréquentée par de nombreux couples en mode ventouse. Ne pas manquer le coucher de soleil : les montagnes se colorent de rose. Tout simplement magique !

Santa Lucia à la tombée de la nuit

Question musées

Santiago est une ville chargée d’histoire. Rien que de marcher devant le palais de la Moneda rappelle les moments douloureux qu’ont traversés les Chiliens, il n’y a pas si longtemps. Nous n’avons pas eu le temps d’aller au mur des desaparecidos. C’était déjà très émouvant, et éprouvant de partager les témoignages recueillis au Musée de la Mémoire et des Droits de l’Homme. J’ai encore les larmes aux yeux en repensant au dernier discours d’Allende.

Palais présidentiel du Chili

La « Chascona », deuxième maison de Pablo Neruda, était fermée. Cependant, nous avions déjà visité la « Sebastiana » quelques jours plus tôt à Valparaiso, donc pas de gros chagrin.

Maison de Pablo Neruda à Santiago du Chili

Toujours pour mieux comprendre l’histoire du Chili, nous avons visité le Musée d’art Précolombien, en plein centre-ville. Si vous avez toujours confondu les Mayas, les Incas, les Olmèques, les Aztèques et les pastèques, c’est le lieu idéal pour tout remettre à plat.  Entièrement restauré, une muséologie épurée et claire met en lumière les différentes civilisation d’Amérique du Sud et Centrale, ainsi que leurs relations dans le temps et l’espace. La partie consacrée aux enfants est très bien faite, et j’ai d’ailleurs eu du mal à pousser Esben vers la sortie !

Musée d'art précolombien de Santiago macheur de coca

Petite anecdote ! Dans les rues de Santiago nous avons assisté à la cuisante défaite brésilienne face à l’équipe allemande. Intrigués par les exclamations des Chiliens, regroupés devant les vitrines de magasins de télés ou le coiffeur, nous nous rapprochons et assistons avec stupéfaction à une série de buts. Croyant au début à du replay, nous découvrons avec stupeur qu’il s’agissaient bien d’un 7-1 !

Depuis Santiago, nous avons pris le bus pendant 24h, direction plein nord, terminus Iquique !

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2 thoughts on “48 heures à Santiago du Chili

  1. Superbes photos et super récit de voyage!

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